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FAO : 2,7 milliards d’euros de pertes post-récolte de céréales qui coûtent cher à l’Afrique

| Par Jeune Afrique
Marché aux céréales à Abidjan, le 4 juin 2008.

Marché aux céréales à Abidjan, le 4 juin 2008. © Issouf Sanogo/AFP

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déploré, dans un rapport publié mardi 31 mai, les pertes en matière de récolte de céréales qui s’élèveraient à 2,7 milliards d’euros par an.

La FAO vient de publier avec la Banque mondiale : « Aliments perdus : le cas des pertes de grains post-récolte en Afrique subsaharienne ». Dans ce rapport, l’organisation onusienne préconise l’investissement dans des technologies post-récolte pour éviter les pertes en grains.

Les pertes en grain qui surviennent avant les procédés de traitement et de transformation varieraient entre 10 % et 20 %, estime le Système d’information africain sur les pertes post-récolte. Elles se produisent lorsque le grain se décompose ou lorsqu’il est infesté par un parasite, un champignon ou des microbes.

Les pertes peuvent également être d’ordre économique lorsque les prix sont bas et l’accès aux marchés faible du fait de la mauvaise qualité des céréales.

En tout, ce sont donc 4 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) qui sont perdus par an : l’équivalent des importations céréalières de la région sur un an.

Besoins alimentaires de 48 millions d’Africains

Une situation d’autant plus problématique que « les denrées alimentaires perdues pourraient combler les besoins minimums annuels d’au moins 48 millions de personnes », affirme dans un communiqué Maria Helena Semedo, responsable régionale de la FAO pour l’Afrique.

Pour Jamal Saghir, directeur du département du développement durable de la Banque mondiale pour la région, « l’Afrique ne peut pas se permettre de perdre 20 % de sa production de céréales ».

« La réduction des pertes est de plus en plus reconnue comme faisant partie d’une approche intégrée en vue de permettre à l’agriculture de réaliser pleinement son potentiel », a-t-il ajouté.

Plusieurs solutions existent pour éviter ces pertes post-récoltes, notamment les conteneurs de stockage tels que les sacs scellés hermétiquement et les silos métalliques. Un certain nombre de ces technologies ont déjà fait leurs preuves en Asie, mais des recherches et des essais sont nécessaires pour s’assurer que ces solutions sont adaptées aux conditions locales en Afrique. (avec AFP)

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