Politique

La Libye, « dépôt d’armes à ciel ouvert », selon l’Algérie

Selon le ministre algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel, les récents attentats qui ont secoué l’Algérie ont été perpétrés avec des armes en provenance de Libye.

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Mis à jour le 2 juin 2011 à 11:35

Depuis deux mois, l’Algérie a été secouée par plusieurs attentats terroristes. Sept soldats ont été tués en mai lors d’une attaque contre un poste militaire avancé dans la région de Jijel à 350 km à l’est d’Alger. En avril, une série d’attaques islamistes attribuées à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a fait une trentaine de morts dans les rangs des forces de sécurité dans les régions de Tizi Ouzou (110 km à l’est d’Alger), Boumerdès et Bouira (125 km au sud-est d’Alger). Une recrudescence des violences qui serait en partie due à la crise libyenne, selon le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

Celui-ci a révélé mercredi que les armes utilisées pour les derniers attentats proviendraient de la Libye voisine, en proie à la guerre civile. « Il y a eu une recrudescence d’attentats chez nous. Ce n’est pas un hasard. Elle est le fait d’armes et de munitions qui arrivent de Libye », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Alger. « La Libye est devenue un dépôt [d’armes] à ciel ouvert. Il y a beaucoup d’armes qui circulent dans ce pays et qui sont transférées vers des zones de conflit », a ajouté le ministre.

Ces informations confirment les craintes de nombreux experts et politiques de la région. Selon eux, Aqmi profiterait du conflit libyen pour se procurer des armes, dont des missiles sol-air, pour les acheminer ensuite clandestinement vers son bastion du nord du Mali, qui se transformerait en véritable poudrière. (avec AFP)