Immigration

Plus de 200 migrants ont disparu au large de la Libye

Des migrants libyens secourus près des côtes italiennes, le 13 avril 2011.

Des migrants libyens secourus près des côtes italiennes, le 13 avril 2011. © AFP

Le chavirage d’un bateau de pêche au large de la Libye a provoqué la disparition de 200 à 270 réfugiés qui tentaient de fuir vers l’île de Lampedusa. Quelque 600 personnes ont cependant pu être secourues par les autorités tunisiennes.

Mis à jour le 3 juin à 7h30

Ils fuyaient la Libye sur un simple chalutier de pêche. Ils étaient plus de 800 réfugiés africains et asiatiques sur cette embarcation prévue pour charger quelques tonnes de poisson quand celle-ci est tombée en panne à 36 km des îles tunisiennes de Kerkennah (sud), mardi dernier. Les opérations de secours ont été déclenchées dès le lendemain par la garde maritime et l’armée tunisiennes mais elles avaient d’abord été retardées par les mauvaises conditions météo.

Tragique ironie du sort, c’est l’approche des sauveteurs qui a, semble-t-il, précipité le drame. Selon l’agence TAP, le bateau de pêche a finalement chaviré à cause de bousculades sur le pont. Les passagers voulaient à tout prix gagner les embarcations de secours dépêchées par les Tunisiens.

Quelque 580 personnes, dont 9 enfants en bas-âge, 91 femmes et 480 hommes, d’après les autorités. Il y avait aussi parmi elles sept blessées et deux femmes enceintes. Quelque 200 Nigérians figurent parmi les rescapés. Mais entre 200 et 270 autres passagers sont désormais portés disparus. Les autorités ont peu d’espoir de les retrouver vivants. Les corps de deux migrants décédés ont été transférés au service de médecine légale de Sfax (sud). Près de 200 rescapés ont déjà été transférés dans la nuit de mercredi à jeudi vers le camp de réfugiés de Choucha (sud), situé à proximité de la frontière tuniso-libyenne, à plus de 300 kilomètres de Sfax. Les autres rescapés devraient les rejoindre.

Quelque 40 000 migrants vers l’Italie

Depuis la révolution tunisienne et le déclenchement de la guerre libyenne, les côtes italiennes subissent une vague d’immigration sans précédent. Selon la protection civile italienne, quelque 40 000 migrants dont environ 20 000 Tunisiens sont arrivés depuis le début de l’année. Une situation qui a provoqué des frictions entre Paris et Rome. Et qui explique surtout que les naufrages soient de plus en plus fréquents.

Le 6 avril, au moins 150 réfugiés somaliens et érythréens avaient trouvé la mort dans le naufrage de leur embarcation en provenance de Libye. Mercredi dernier, les forces armées maltaises ont secouru une embarcation avec 76 réfugiés fuyant la ville libyenne de Misrata, assiégée par les forces de Mouammar Kadhafi.

Les chiffres de l’ONU, selon un bilan annoncé mardi, donnent le vertige. Au moins 1 200 personnes ayant tenté de fuir par bateau les violences en Libye sont mortes ou portées disparues. Au total, les Nations unies estiment que 893 000 personnes ont fui la guerre civile, en février dernier. (avec AFP)

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte