Politique

Maroc : manifestations pacifiques pour plus de démocratie

| Par Jeune Afrique
Najib Chaouki (C) et des membres du Mouvement du 20 février, le 2 juin 2011 à Rabat.

Najib Chaouki (C) et des membres du Mouvement du 20 février, le 2 juin 2011 à Rabat. © AFP

Répondant à l’appel du Mouvement du 20 février, des milliers de manifestants ont défilé dans les principale villes du Maroc, dimanche 5 juin. Bien qu’interdites, les marches n’ont pas été réprimées par les autorités.

Une dizaine de jours avant la remise au roi Mohammed VI des propositions d’une commission consultative pour une future réforme constitutionnelle, les manifestations se sont déroulées pour la première fois depuis longtemps dans le calme au Maroc. À Rabat, Casablanca, Tanger mais également à Safi (350 km de Casablanca), des milliers de jeunes du Mouvement du 20 février, qui revendique des réformes politiques au Maroc – notamment une monarchie constitutionnelle -, ont manifesté pacifiquement. Et la police n’est pas intervenue pour les disperser alors que les marches avaient été interdites.

Celles de 15, 22 et 29 mai avaient été violemment réprimées par les autorités. « Le fait que les manifestants aient décidé de ne pas manifester dans les quartiers populaires a sans doute conduit les autorités à ne pas recourir à la force », estime le politologue Mohamed Darif. Qui ajoute que « les dernières critiques de l’Union européenne (UE) ont également joué un rôle important dans cette décision (des autorités) d’éviter la violence ».

La Commission européenne avait en effet appelé lundi le Maroc « à la retenue dans l’usage de la force et au respect des libertés fondamentale ». Les rassemblements du 29 mai avaient été émaillés de  violents incidents.

Un manifestant décédé jeudi à Safi

« Nous manifestons pour revendiquer une véritable démocratie, où le roi règne et ne gouverne pas et pour mettre un terme à l’injustice sociale », a déclaré Ahmed Mediany, l’un des membres de la section de Casablanca du Mouvement du 20 février, dont font partie des militants du Mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l’un des plus importants au Maroc. L’un d’entre eux, le jeune Kamal Omari, est décédé jeudi suite à ses blessures reçues lors d’une précédente manifestation à Safi violemment réprimée par les forces de l’ordre.

« Nous voulons une vraie démocratie », « Nous sommes des citoyens, pas des sujets », « Je n’ai pas peur », « Un roi qui règne et ne gouverne pas », scandaient les manifestants qui revendiquent plus de « 10 000 participants » à la manifestation de Casablanca. Un chiffre non confirmé par un responsable du ministère de l’Intérieur, qui indique pour sa part que « près de 2 500 personnes ont participé à cette manifestation (de Casablanca) ». Et, selon lui, « plus de la moitié sont des islamistes ». (avec AFP)

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