Politique

Un nouveau « super Premier ministre » marocain ?

Le roi du Maroc verrait ses prérogatives réduites.

Le roi du Maroc verrait ses prérogatives réduites. © AFP

Le projet de réforme constitutionnelle marocain prévoirait notamment une réduction des prérogatives du roi au profit du chef du gouvernement. La langue berbère, la religion ou encore la justice sont quelques uns des domaines qui devraient connaître d’importantes évolutions.

C’est un véritable bouleversement de la Constitution marocaine que s’apprête à proposer la commission qui planche sur le sujet depuis le mois de mars, d’après les premières fuites sur le projet.

Le plus important d’entre eux devrait être le renforcement des prérogatives du Premier ministre. « Les pouvoirs du roi connaîtront une réduction importante au profit du Premier ministre », confie un membre de la commission pour la réforme constitutionnelle, présidée par le juriste Abdeltif Menouni.

Selon le quotidien francophone L’Économiste, ce poste devrait être symboliquement renommé « président du gouvernement » .

Le berbère, l’islam et la justice au menu

Le projet de réforme prévoirait aussi la reconnaissance du berbère comme « une langue officielle à côté de l’arabe, pour la première fois au Maghreb », selon un de ses membres.

« L’islam reste la religion de l’État mais la liberté de croyance est garantie dans le cadre de la loi et sans que cela porte atteinte à l’ordre public », a-t-il ajouté. « La dimension religieuse du roi en tant que commandeur des croyants sera limitée à la gestion du champ religieux et ne sera pas source de législation. »

Autre domaine dans lequel des modifications importantes sont à prévoir : celui de la justice. Elle « sera considérée, pour la première fois aussi, comme un pouvoir autonome et indépendant conformément au principe de séparation des pouvoirs, qui sera prévu expressément par la prochaine révision constitutionnelle », assure le même membre de la commission.

Les grandes lignes de la réforme ont été dévoilées aux responsables des différents partis politiques par un conseiller du roi, Mohamed Moatassim, mardi.

La presse marocaine, qui s’est largement fait l’écho de ces fuites, semblait conquise. « Le peuple va régner et gouverner », titrait par exemple le quotidien arabophone Al-ahdath Al-Maghribiya jeudi. (avec AFP)

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