Archives

Nigeria : des attaques font une vingtaine de morts à Maiduguri

| Par Jeune Afrique
Vue datée du 12 janvier 2011 d'une porte d'accès menant à la ville de Maiduguri.

Vue datée du 12 janvier 2011 d'une porte d'accès menant à la ville de Maiduguri. © Aminu Abubakar/AFP/Archives

C’est dans un bar fréquenté par la police à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, qu’une bombe a explosé dimanche soir, faisant au moins dix victimes parmi les clients. Un attentat précédé d’attaques qui ont également fait une dizaine de morts au cours du week-end.

Umar Kaulaha, un habitant du quartier présent sur les lieux de l’explosion a déclaré avoir entendu « une forte explosion suivie d’un nuage de fumée noire dans le débit de bière ». Il décrit une scène de terreur : « La confusion régnait, il y avait des hurlements d’horreur et les gens couraient se mettre en sécurité. J’ai vu trois camions militaires quitter les parages chargés de morts et de blessés dans l’explosion », a-t-il dit.

Week-end sanglant

L’attentat a eu lieu au Mammy Market, un lieu en plein air très fréquenté où vendeurs de bières et petits restaurateurs cohabitent à proximité des casernes des forces de l’ordre. L’information de l’explosion a été confirmée par un officier, sous couvert d’anonymat : « L’engin explosif a été placé dans le "Mammy Market" et au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées ».

Joint par l’AFP au téléphone, le général Jack Okechukwu Nwaogbo a indiqué qu’« il y a eu une explosion dans un marché proche des installations de la police dans le quartier de Wulari ». Une autre source militaire a elle aussi confirmé l’explosion sans pour autant pouvoir donner un bilan précis des victimes.

Ce nouvel événement tragique vient clore un week-end sanglant au cours duquel un responsable politique local du parti au pouvoir, The All Nigeria People’s Party (ANPP), a été tué par balle ainsi que neuf autres personnes dont trois policiers. Ces actions meurtrières n’ont pas été revendiquées mais elles portent la marque de la secte. « Ils sont allés directement au domicile de leurs victimes entre 23 heures et minuit (22 heures GMT et 23 heures GMT) et se sont enfuis. Il est évident qu’ils appartenaient à la secte Boko Haram », a dit un haut responsable policier.

Boko Haram soupçonné

Ces événements du week-end s’ajoutent à une série d’attaques terroristes attribuées au groupe islamiste radical de Boko Haram qui ont déjà fait au moins 30 morts dans la région ces derniers mois. Des événements qui ont donné lieu récemment au déploiement d’une centaine de soldats à Maiduguri, capitale de l’État de Borno dans le nord, majoritairement musulman.

Boko Haram prend régulièrement les autorités pour cible ainsi que les consommateurs d’alcool. Le 29 mai, jour de l’investiture du président Goodluck Jonathan, le groupe islamiste a ainsi revendiqué l’attaque à la bombe dans un débit de boisson sur une base militaire de  la ville de Bauchi (nord) au cours duquel 13 personnes ont trouvé la mort et 30 ont été blessées. Quelques jours plus tard, le groupe islamiste a également pris pour cible le QG de la police à Abuja faisant deux morts.

Il y a deux ans, le groupe Boko Haram avait tenté d’établir un Etat islamique dans le nord du Nigéria, mais avait dû faire face à une violente répression de la part des autorités du pays. (avec AFP)

 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte