Politique

Indépendance du Sud-Soudan : l’ONU s’apprête à retirer ses troupes dans un contexte explosif

Des hommes et des femmes fuient la région du Kordofan-sud bombardée par l'armée soudanaise, le 28 © AFP

L'ONU a appellé jeudi à la fin du conflit entre le Nord et le Sud-Soudan, trois jours avant le retrait de sa mission dans le pays (Minus). Malgré la déclaration d'indépendance du Sud, le 9 juillet, la situation demeure délétère.

Au moment où les forces de l’ONU vont quitter le Soudan, Halle Menkerios, chef de la Mission des nations unies au Soudan (Minus) s’inquiète de la recrudescence des combats dans la région pétrolière du Kordofan sud.

« Un nouveau conflit a éclaté début juin avec des conséquences extrêmement inquiétantes sur les citoyens », a-t-il déclaré. Le gouvernement du Soudan au nord et le Mouvement populaire de libération (SPLM) au sud ne parviennent toujours pas à mettre en œuvre l’ensemble des clauses de l’accord de paix globale (CPA) de 2005 qui a mis fin à 22 ans de guerre civile entre les deux camps.

Soulignant «  des progrès très importants » dans les négociations entre le Nord et le Sud, Halle Menkerios reste donc conscient que tous les problèmes ne sont pas réglés, à l’image de la question du statut de la région d’Abyei, zone contestée entre les parties.

Processus de paix

« La frontière n’est pas délimitée et les consultations populaires sur les réformes au Kordofan sud et dans l’État du Nil Bleu et la consolidation du processus de paix dans ces deux États n’ont toujours pas été conclues », a-t-il affirmé.

« Nous exhortons le gouvernement du Soudan et le mouvement populaire de libération (SPLM) à faire preuve du même esprit de responsabilité qui a mené à la fin de la guerre civile entre le Nord et le Sud, pour mettre fin à ces nouveaux affrontements, cesser les hostilités et régler tous les différends en suspens », ajoute, impuissant, le chef de la Minus.

Mise en place suite aux accords CPA de 2005, la Minus est forte de 10 000 hommes. Elle a vu son action entravée par l’armée soudanaise qui a empêché les Casques bleus de jouer un rôle actif dans le conflit du Kordofan Sud. Un retrait que les États-Unis regrettent, considérant que la présence des casques bleues reste « vitale ».

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