Société

Henri Michel : « La Guinée Équatoriale doit voir plus loin que la CAN 2012 »

L’équipe équato-guinéenne de football va passer près de trois semaines en stage en France à partir du 11 juillet. L’occasion pour Henri Michel, le sélectionneur du Nzalang Nacional, de parler des préparatifs à la CAN 2012 (21 juin-12 février), à moins de sept mois de la phase finale coorganisée par le Gabon et la Guinée Équatoriale.

Mis à jour le 11 juillet 2011 à 10:15

Henri Michel : « Nous voulons instaurer un vrai professionnalisme » au sein du Nzalang. © Abdelhak Senna/AFP

Jeuneafrique.com : Quel va être le programme de votre stage en France, d’abord à Aix-les-bains (11 au 22 juillet), puis à Albertville (22 juillet au 3 août) ?

Henri Michel : Nous allons disputer des matchs amicaux, notamment contre la France des moins de 20 ans (le 17 juillet à Tignes), puis contre Nice (20 juillet à Albertville). J’espère conclure d’autres rencontres amicales. Puis nous serons au Portugal à partir du 4 août, avec un match contre la Guinée Bissau le 10. En France, j’aurai avec moi des joueurs locaux. Au Portugal, nous récupèrerons quelques expatriés.

Vous êtes en poste depuis décembre 2010. S’agit-il de votre mission la plus compliquée, vous qui avez travaillé au Maroc, en Tunisie, au Cameroun, en Egypte ou en Côte d’Ivoire ?

Absolument. Je savais que ce serai compliqué, je ne suis donc pas surpris. Je suis arrivé avec mon staff : face à nous, il y avait une page blanche à remplir. J’habite à Malabo, cela me permet d’observer le championnat national, qui est d’un niveau assez faible, et d’organiser des mini-stages. Mais je m’appuie également sur des joueurs évoluant à l’étranger (France, Espagne, Portugal, Brésil).

Avez-vous déjà votre groupe en tête ?

À deux ou trois exceptions près, oui. Les stages et les matchs amicaux vont me permettre d’affiner mes choix.

L’objectif, c’est de passer le premier tour de la CAN…

C’est le mien ! Car sur place, beaucoup parlent de remporter la compétition ! Il faut être réaliste. La Guinée Équatoriale vient de très loin. Avec mes adjoints, nous voulons créer un état d’esprit au sein de la sélection, instaurer un vrai professionnalisme. Il ne faudrait pas que le seul objectif de la Guinée Équatoriale se résume à la CAN. Nous devrons bien figurer, c’est une obligation, mais il faut voir plus loin, et se servir de cette compétition pour encore progresser.
_____________

Propos recueillis par Alexis Billebault