Politique

Libye : violents combats pour le contrôle d’Al-Assaba, au sud de Tripoli

Après avoir repoussé une contre-offensive des troupes de Mouammar Kadhafi mercredi soir, les rebelles libyens sont arrivés aux portes de la ville clé d’Al-Assaba, située à 80 km au sud de Tripoli.

Mis à jour le 14 juillet 2011 à 10:26

Des rebelles libyens, dans les monts Nafusa, le 10 juillet 2011 près de Goualich. © AFP

C’est une bataille décisive qui se joue au sud de Tripoli. Dans cette région montagneuse, insurgés libyens et forces fidèles de Mouammar Kadhafi s’affrontent depuis maintenant plus d’une semaine, entre percées des uns, contre-offensives des autres et défense des points stratégiques.

Mercredi matin, l’armée libyenne avait ainsi lancé une attaque lui permettant de reprendre le contrôle du hameau de Goualich, tombé aux mains des insurgés tout juste une semaine plus tôt. Surpris par cette attaque, les rebelles avaient quasiment déserté le village.

Les soldats de Kadhafi en déroute

Mais après l’arrivée de centaines de renforts et des combats très violents, les rebelles ont renversé la vapeur dans la soirée : ils ont repris Goualich puis pourchassé les soldats de Kadhafi (qui avaient abaondonné des stocks d’armes et de munitions dans leur fuite) jusqu’aux portes d’Al-Assaba, ville clé située à 80 km au sud de Tripoli.

Dans la soirée, des centaines de rebelles avaient pris position sur les collines surplombant la ville, dernier bourg avant Gharyane, le verrou stratégique tenu par les pro-Kadhafi pour protéger la capitale libyenne. Des combats à l’arme lourde (des roquettes Grad notamment) opposaient les deux camps qui se trouvaient à portée de vue l’un de l’autre.

Alors que la diplomatie semblait en mesure de trouver une solution politique à la crise libyenne ces derniers jours (c’est notamment ce qu’avait laissé entendre la France), la voie des armes revient donc au centre du jeu. « Jusqu’à présent, il est impossible de trouver une solution politique : Kadhafi veut rester en place et les rebelles ne le veulent pas », a déclaré le colonel Juma Brahim, chef du centre militaire opérationnel pour l’Ouest libyen. (avec AFP)