Politique

Tunisie : couvre-feu à Gafsa suite à de violents affrontements

Les forces de l'ordre sont intervenues pour séparer les deux clans rivaux.

Les forces de l'ordre sont intervenues pour séparer les deux clans rivaux. © AFP

De violentes rixes ont opposé des habitants de deux clans rivaux à Gafsa, ville minière de l’ouest de la Tunisie. Le gouverneur a imposé un couvre-feu à durée indéterminée.

Ils seraient plus d’une dizaine à avoir été blessés dans les affrontements. Gafsa, ville minière située dans le centre-ouest de la Tunisie, est depuis mardi en proie à de violentes rixes entre ses habitants.

« A la mi-journée, mercredi, douze personnes ont été soignées à l’hôpital régional de Gafsa, pour contusions et blessures par jets de pierres », a rapporté une source médicale de cet établissement.

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur diffusé via l’agence de presse officielle TAP, les violences auraient commencé mardi soir, suite à une dispute entre deux membres de deux clans rivaux. Un autre témoin cité par AP parle, lui, de violences intercommunautaires.

Lors de nouveaux heurts mercredi matin, les habitants de Gafsa se sont affrontés avec des gourdins et des armes blanches, selon le ministère de l’Intérieur. Cette fois-ci, les forces de l’ordre seraient intervenues pour s’interposer entre les assaillants selon un témoin, et ont usé de gaz lacrymogène. En réaction, les émeutiers auraient lancé des cocktails Molotov aux policiers. Des blindés de l’armée auraient également été déployés sur l’avenue de Palestine.

Couvre-feu à durée indeterminée

Le ministère de l’intérieur n’a pas fait état de blessés ni de dégâts. Pourtant, selon plusieurs témoignages, la ville était en proie à des actes de vandalisme. Des bureaux auraient été forcés, dont les locaux de la TAP et d’autres sociétés privées. Des incendies de bennes à déchets ont également été signalés.

Le calme serait revenu à Gafsa dans la journée de mercredi, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Mohamed Hichem Moueddeb.

Le gouverneur de la région, Taoufik Khalfallah, a de son côté réagi, imposant aux habitants de la ville un couvre-feu entre 21h et 5h du matin, et ce pour une durée indéterminée.

(Avec agences)
 

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