Vie des partis

Tunisie : vers l’interdiction des financements étrangers pour les partis politiques

| Par Jeune Afrique
Le financement des partis politiques par l'étranger devrait être interdit par le gouvernement.

Le financement des partis politiques par l'étranger devrait être interdit par le gouvernement. © AFP

Le gouvernement de transition doit examiner jeudi un projet de décret-loi adopté par la Haute Instance chargée des réformes politiques en Tunisie. Celui-ci prévoit d’interdire les financements en provenance de pays étrangers pour les partis politiques. Une mesure à laquelle les islamistes d’Ennahdha seraient opposés… ce qu’ils démentent.

Les financements directs ou indirects provenant de l’étranger devraient bientôt être interdits en Tunisie pour les partis politiques, au moins jusqu’à l’élection d’une Assemblée constituante, prévue le 23 octobre. C’est ce qu’a décidé la Haute Instance chargée des réformes politiques, qui a adopté mercredi avec une écrasante majorité de voix un projet de décret-loi allant en ce sens (82 votes pour, un contre et cinq abstentions).

Dans un contexte tendu, plusieurs incidents impliquant des salafistes étant signalés dans le pays – le parti islamiste Ennahda, avait claqué la porte de l’instance après avoir évoqué un désaccord avec la direction. il n’a donc pas participé aux débats sur le projet de décret-loi. Selon de nombreux commentateurs de la presse tunisienne, le parti de Rached Ghannouchi voudrait échapper au contrôle de son financement, dont une grande partie proviendrait justement de l’étranger, et notamment des pays du Golfe…

"Fonctionnement sectaire"

« Après deux reports et de vaines tentatives de ramener Ennahda au sein de la haute instance, le projet de décret de loi a été adopté par une écrasante majorité », s’est félicité Yadh Ben Achour, président de la Haute Instance. Selon lui, le gouvernement de transition doit désormais examiner le texte dès jeudi. « Mon soulagement sera total lorsque ceux qui ont suspendu leur participation (Ennahda, NDLR) se joindront à nous », a-t-il poursuivi.

Un des responsables d’Ennahdha, Samir Dilou, a cependant nié que son parti soit opposé au projet de décret-loi. « Nous ne sommes pas contre ce projet et nullement surpris par son adoption. C’est le fonctionnement sectaire de la Haute Instance qui nous a obligé à y suspendre notre participation », a-t-il dit. (avec AFP)

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