Politique

Burkina Faso : le président Compaoré s’engage au « respect » de la Constitution

Le président burkinabè Blaise Compaoré s’est engagé « à œuvrer avec tous au respect de la Constitution » jeudi. Celle-ci l’empêche de se représenter à l’issue de son mandat en 2015, mais le gouvernement n’exclut pas une révision de cette disposition.

Mis à jour le 22 juillet 2011 à 10:04

C’est un pas vers le renoncement à une éventuelle candidature en 2015 que semble avoir fait le président burkinabè Blaise Compaoré jeudi.

Recevant le rapport du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP), il a exprimé sa « disponibilité à œuvrer avec tous au respect de la Constitution du Burkina Faso ». L’article 37 de celle-ci l’empêche de se représenter à l’issue de son mandat en 2015. Mais ses partisans plaident pour une révision de cette disposition.

L’opposition veut plus de clarté

« Le rapport [du CCRP] offre un compromis historique et dynamique à la classe politique pour traiter les questions d’avenir, dans une ambiance sereine et paisible », a déclaré le chef de l’Etat. La révision de l’article 37 ne figure pas dans les propositions du CCRP, qui avait été mis en place suite à la crise sociale sans précédent qu’a connu le pays de février à juin. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao avait cependant souligné que les conclusions du comité n’étaient pas définitives.

Le discours de Blaise Compaoré n’a pas satisfait l’opposition. « S’il n’y a pas d’intention malveillante derrière », « qu’est-ce qui l’empêche de faire un discours limpide et de dire « je ne me représenterai pas en 2015 ? » », s’est ainsi interrogé Bénéwendé Stanislas Sankara, son chef de file.

« On ne lui donne plus le bénéfice du doute. Il nous a assez roulés dans la farine », a réagi Arba Arba Diallo, arrivé deuxième au dernier scrutin. Selon lui, « si le président veut qu’on le prenne au sérieux, il vaut mieux qu’il dise explicitement » qu’il renonce à se présenter en 2015.

(avec AFP)