Politique

Sénégal : Wade nomme un « ministre chargé des Élections »

Le président sénégalais Abdoulaye Wade lors d'un meeting à Dakar, le 23 juillet 2011.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade lors d'un meeting à Dakar, le 23 juillet 2011. © AFP

Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a nommé le directeur général des élections, Cheikh Guèye, au poste nouvellement créé de ministre chargé des Élections. Le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, qui disposait jusque-là de ses attributions, est maintenu.

Le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, ne sera pas remplacé comme le réclamait l’opposition. Mais ses attributions concernant les élections lui sont retirées. Lundi soir, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a nommé Cheikh Guèye « ministre chargé des Élections » selon un communiqué lu à la télévision publique RTS.

Il sera notamment chargé de superviser la prochaine élection présidentielle, prévue pour le mois de février 2012, mais que le président sénégalais propose d’organiser de manière anticipée.

Cheikh Guèye est un « inspecteur général d’État, précédemment directeur général des élections », précise le communiqué.

Directeur général des élections

D’après ses services, Cheikh Guèye était à la tête de la Direction générale des élections (DGE) depuis sa création, en 1998, sous la présidence d’Abdou Diouf. La DGE était jusqu’à lundi placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et a organisé « neuf élections et un référendum soit dix consultations ».

À la tête de la DGE, Cheikh Guèye a conduit « la grande réforme qui a abouti au nouveau fichier électoral avec plus de cinq millions d’inscrits sur 12 millions de Sénégalais », affirment encore ses services. Il serait par ailleurs membre d’un réseau d’observateurs électoraux francophones et est un expert électoral pour plusieurs organisations internationales dont l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies.

L’opposition pas satisfaite

Lors d’un très important meeting samedi, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, avait implicitement reconnu que la supervision du scrutin par Ousmane Ngom posait problème : « c’est un militant », avait-il déclaré.

Il avait ensuite affirmé qu’il allait « maintenir Ousmane Ngom », en dépit des demandes de démission exprimées par l’opposition, « mais je vais lui enlever l’organisation des élections » avait-il ajouté.

D’après ses premières réactions, dès lundi soir, l’opposition n’est pas satisfaite par la nomination de Cheikh Guèye. La Ligue démocratique (LD) a notamment qualifié le nouveau ministre d’« homme lige » du ministre Ousmane Ngom.

(Avec AFP)

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