Défense

Attaque contre le président guinéen Condé : 38 personnes arrêtées, annonce Conakry

Le domicile du président Alpha Condé à Conakry, le 19 juillet 2011. © AFP

Les autorités guinéennes ont officialisé l’arrestation d’une quarantaine de personnes en lien avec l'attaque du 19 juillet, dont le président Alpha Condé est sorti indemne mais qui a fait un mort et deux blessés dans la garde présidentielle.

À Conakry, l’information judiciaire ouverte après l’attaque à l’arme lourde menée dans la nuit de lundi 18 à mardi 19 juillet contre le domicile du président guinéen, Alpha Condé, suit son cours. Au total, 38 personnes – 25 militaires et 13 civils – ont été arrêtées, a déclaré lundi soir le ministère guinéen de la Justice sur les médias d’État.

« Suite au rapport transmis par la gendarmerie au ministère de la Justice en date du 21 juillet, qui a mené l’enquête après l’attaque du domicile du président de la République, le professeur Alpha Condé, 38 personnes, dont 25 militaires et 13 civils, ont été interpellées », a déclaré à la radio et à la télévision publiques le porte-parole du ministère de la Justice, Ibrahima Béavogui.

« Les enquêtes évoluent et les premières personnes mises en cause seront déférées devant les juridictions compétentes très certainement mercredi », a-t-il dit.

Selon le parquet général, les personnes arrêtées sont accusées notamment « d’association de malfaiteurs, attentat contre la sûreté de l’État, assassinat sur la personne d’un des gardes du corps du président de la République, tentative d’assassinat » du chef de l’État.

Elles sont aussi poursuivies pour « détention illégale d’armes de guerres et de munitions, détention et consommation de drogue, destructions d’édifices et de biens mobiliers et complicité », avait-on ajouté de même source.

Ne pas réveiller les haines

Dans ce dossier ô combien sensible, les autorités guinéennes semblent tout faire pour ne pas raviver les haines. Ibrahima Béavogui a fait état de « la volonté du gouvernement de veiller au respect strict de la loi et au droit de tous les citoyens ».

En témoigne, selon lui, la visite rendue lundi par le ministre de la Justice, Me Christian Sow, aux personnes arrêtées. Une visite effectuée « pour mettre fin à la politique des rumeurs et impulser [celle] de la transparence » mais aussi « pour s’enquérir de leur état de santé et des conditions » de leur détention, a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice.

La plupart des arrestations concernent des proches du général Sékouba Konaté, l’ancien président du régime de transition, mais aussi des militaires proches de l’ex-chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, qui a dirigé le pays de fin 2008 à fin 2009.

(Avec AFP)

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