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Cet article est issu du dossier «2011, un ramadan sous le signe de la révolution»

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Défense

L’Algérie se barricade pendant le ramadan

| Par Jeune Afrique
Les marchés, comme celui d'Ali Mellah à Alger, sont des cibles potentielles pour les terroristes.

Les marchés, comme celui d'Ali Mellah à Alger, sont des cibles potentielles pour les terroristes. © AFP

L’Algérie déploie un dispositif sécuritaire renforcé pour se prémunir contre le risque accru d’attentat pendant la période du ramadan. Et surveille particulièrement la Libye voisine d’où proviennent des armes utilisées par les groupes islamistes.

Voué autant à protéger les Algériens d’éventuelles attaques qu’à en dissuader leurs auteurs potentiels, le dispositif sécuritaire déployé par Alger est particulièrement imposant en ce ramadan 2011 (1432 de l’Hégire). C’est du moins ce qui ressort d’un document de la cellule de communication de la gendarmerie nationale opportunément publié mardi par le quotidien francophone Liberté.

Les moyens concrètement engagés par le gouvernement ne sont cependant pas dévoilés. Frontières terrestres, mosquées, marchés et lieux publics sont étroitement surveillés dans les 48 wilayas (préfectures) par la gendarmerie et ses groupes d’intervention d’élite et ses gardes-frontières.

Situation inquiétante

La région sahélienne où règnent des groupes de terroristes d’Aqmi se livrant au trafic d’armes, notamment celles en provenance de Libye, est particulièrement contrôlée, a expliqué à Liberté le lieutenant-colonel de gendarmerie nationale Abdelhamid Keroud. Alger s’est à plusieurs reprises dite inquiète des conséquences de la guerre en Libye et a renforcé en conséquence la surveillance de sa frontière de plus de 1 000 km avec son voisin.

Le danger est palpable : le mois du ramadan a toujours été propice aux attentats des groupes islamistes encore actifs dans l’est de l’Algérie. Une situation d’autant plus inquiétante que ces derniers mois, de nombreux attentats ont endeuillé l’Algérie.

L’incident le plus significatif a eu lieu le 25 juin quand trois hommes, dont le fils d’Ali Belhadj, l’ex-numéro deux du Front islamique de Salut (FIS, interdit depuis 1992), ont été tués par les forces de sécurité alors qu’ils circulaient à bord d’une camionnette bourrée d’explosifs à une soixantaine de kilomètres à l’est d’Alger. (Avec AFP)

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