Défense

Guinée : 16 personnes inculpées pour l’attentat contre Alpha Condé

Le domicile du président Alpha Condé à Conakry, le 19 juillet 2011. © AFP

Dix militaires guinéens, dont beaucoup de proches de Sékouba Konaté, et six civils ont été formellement inculpés pour l'attaque du domicile du président Alpha Condé. Reste désormais 22 personnes arrêtées qui sont toujours détenues dans une gendarmerie de la prison de Conakry.

Parmi les 38 personnes arrêtées (25 militaires, 13 civils) car suspectées d’avoir attaqué le domicile d’Alpha Condé, 19 juillet à Conakry, ou d’être complices de l’assaut, seize ont été formellement inculpées. Selon une source judiciaire, les chefs d’accusation pesant sur elles vont de l’association de malfaiteurs à l’attentat contre la sûreté de l’État guinéen, en passant par la tentative d’assassinat du chef de l’État et l’assassinat d’un de ses gardes du corps. D’autre griefs plus minces font également partie du lot, comme complicité, détention illégale d’armes de guerres et de munitions ou destruction d’édifices et de biens mobiliers.

Dix des accusés – neuf militaires et un civil – ont été présentés lundi devant un juge du tribunal de Dixinn qui leur a formellement signifié leur inculpation et leur mise en détention. Six autres personnes – cinq civils et un militaire – avaient subi le même sort le 27 juillet dernier. Leur procès devra tenter d’établir les mobiles des personnes qui autont été reconnues coupables de l’attentat.

Proches de Sékouba Konaté

Selon la même source judiciaire, plusieurs militaires proches du chef de la transition guinéenne de 2010, le général Sékouba Konaté, font partie des inculpés. En particulier le général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major des forces armées, le commandant Sidiki Camara dit « De Gaulle », ex-aide de camp de Sékouba Konaté, ainsi que les colonels Sambaougou Damankan, Issiagha Camara, Boubacar Gassimou Barry, Mohamed Sow et Lassiné Doumbouya. Pas de nouvelles, en revanche, du comandant Alpha Oumar Barry (dit « AOB »), ancien responsable de la garde rapprochée de l’ancien président Lansana Conté, suspecté d’être le chef du commando. (avec AFP)

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