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François Hollande : « Nous voulons clarifier nos rapports avec l’Afrique »

| Par Jeune Afrique
François Hollande : "Je serai un président normal, pas ordinaire".

François Hollande : "Je serai un président normal, pas ordinaire". © AFP

Tenant la corde dans les sondages pour la primaire socialiste, François Hollande travaille ce qui est réputé comme son principal point faible : la politique internationale. Le 25 juillet, dans son bureau de l’Assemblée nationale, il a accordé un entretien à Jeune Afrique (n° 2639 en kiosques du 7 au 13 août), dans lequel il précise la politique africaine qui serait la sienne s’il était élu président.

On lui a souvent reproché sa maîtrise insuffisante des dossiers internationaux, alors qu’il occupait un poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS), logiquement tourné vers le national. Mais, pour François Hollande, son ancienne fonction est un avantage. « J’ai été premier secrétaire du PS pendant dix ans, ce qui m’a conféré une expérience  internationale irremplaçable », affirme-t-il.

Le candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012 fustige surtout la politique de Nicolas Sarkozy et prône « des changements dans la politique extérieure menée depuis des années par la France. » Doutant que « les réseaux et les connivences » de la Françafrique soient abolis, il affirme que les chefs d’État africains traditionnellement soutenus par la France n’ont rien à craindre de lui. « Nous ne cherchons pas à déstabiliser des pays africains et leurs dirigeants. Nous voulons clarifier nos rapports. »

Le député de la Corrèze, qui se voit bien en « président normal mais pas ordinaire », estime ainsi que la France doit « retirer ses troupes » de Côte d’Ivoire où « sa présence n’est plus nécessaire ». Et, s’il avoue n’avoir « aucune affinité politique avec Allassane Ouattara », il travaillera néanmoins avec lui, « comme avec d’autres », notamment Abdoulaye Wade qui doit cependant « se départir » de sa « tentation dynastique ».

"Négocier pour que Kadhafi sorte du jeu"

En Libye, François Hollande souhaite aujourd’hui que la France entre « dans un processus politique ». « L’objectif est de négocier pour que Kadhafi sorte du jeu et qu’une coalition assez large prenne en main les destinées de la Libye », explique-t-il. Ferme sur la nécessité du départ du « Guide » libyen, le socialiste « regrette profondément l’inertie de certains pays au sein du Conseil de sécurité » concernant Bachar el-Assad. Et d’ajouter qu’il « n’oublie pas (…) les connivences » de celui-ci avec le parti de Nicolas Sarkozy, dont la politique étrangère est vue comme une tentative de « rattrapage » après le « silence des autorités françaises en Tunisie. »

Prônant une aide « immédiate » du G8 à la Tunisie, François Hollande estime que son voisin, l’Algérie, doit faire « un double effort démocratique et de justice économique » dans lequel l’attitude de Paris aura son importance. Et dans l’hypothèse où il aurait un jour à gérer ces dossiers au nom de la France, François Hollande continue de soigner son profil international. Entre la primaire et le premier tour de la présidentielle, en mai 2012, il prévoit « plusieurs déplacements, notamment en Afrique ».

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L’intégralité de l’entretien dans le numéro 2639 de Jeune Afrique est en kiosques du 7 au 13 août.
 

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