Elections

Maroc : législatives anticipées pour une nouvelle Constitution

| Par Jeune Afrique
Un bureau de vote à Rabat lors d'élections en juin 2009.

Un bureau de vote à Rabat lors d'élections en juin 2009. © AFP

Pour mettre en œuvre au plus vite la nouvelle Constitution marocaine, le gouvernement appelle à des élections anticipées. Si cette décision fait consensus au sein de la classe politique, les partis doivent désormais s’accorder sur les modalités du scrutin.

Un peu plus d’un mois après l’adoption d’une nouvelle Constitution, le gouvernement marocain s’est dit pressé d’organiser des élections législatives anticipées. « Dès lors que nous avons une nouvelle Constitution (…) il n y a pas de temps à perdre pour mettre en application sans tarder la nouvelle Loi fondamentale », a déclaré jeudi le ministre de la Communication Khalid Naciri.

Ces propos font suite aux récentes déclarations du souverain Mohammed VI, qui s’était prononcé il y a deux semaines en faveur d’élections législatives rapides. La date du 7 octobre a été avancée dans un premier temps, a déclaré Khalid Naciri, mais si le pays ne parvient pas à organiser le scrutin à temps, il « sera inévitablement décalé de quelques semaines », a-t-il précisé.

« Tout le monde est d’accord, a dit encore le ministre, sur la nécessité d’installer le plus rapidement possible les nouvelles institutions ». Les modalités du scrutin posent toutefois, encore des problèmes, comme le découpage des circonscriptions et l’établissement de nouvelles listes électorales, points sur lesquels les différents partis ne parviennent pas à s’accorder.

Élections transparentes

Selon le secrétaire général du parti Travailliste, Abdelkrim Benatiq, cinq textes de lois seraient actuellement en discussion entre le ministère de l’Intérieur et les différentes factions politiques. Deux d’entre eux, concernant les observateurs du scrutin et les partis politiques, font l’objet d’un consensus entre toutes les parties, mais aucun accord n’a par contre été trouvé en ce qui concerne les listes électorales, le code électoral et le découpage des circonscriptions.

Le Parti justice et développement (PJD), l’opposition islamiste, a posé ses conditions en appelant à la mise en place d’une « commission nationale », nécessaire selon lui pour superviser les élections et assurer leur « transparence ». Une instance qui serait composée des partis politiques, ainsi que de représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice.

(Avec AFP)

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