Justice

Tunisie : Ali Seriati acquitté pour son premier procès

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Ali Seriati comparaît le 26 juillet 2011 devant le tribunal à Tunis.

Ali Seriati comparaît le 26 juillet 2011 devant le tribunal à Tunis. © AFP

Ali Seriati, l’ex-chef de la Sécurité du président déchu tunisien Ben Ali, a été acquitté dans son procès pour complicité dans la fuite du dictateur. Plusieurs membres du clan Ben Ali-Trabelsi ont, eux, écopé de peines de prison.

Peut être n’est-ce qu’un répit, mais pour son premier procès, Ali Seriati a été acquitté par la justice tunisienne vendredi. L’ex-chef de la sécurité du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali était jugé pour complicité et falsification de passeport aidant à la fuite du dictateur et de sa famille.

Ali Seriati fait l’objet d’autres poursuites, et sera jugé ultérieurement pour complot contre la sécurité intérieure de l’État, incitation à commettre des crimes et provocation au désordre, des chefs d’inculpation beaucoup plus graves pour lesquels il risque la prison à vie.

Dans le présent procès, des membres du clan Ben Ali-Trabelsi étaient également jugés. Six d’entre eux ont bénéficiés d’un acquittement, et notamment la veuve de Moncef Ben Ali, le frère aîné de l’ex-dictateur, lui-même condamné par la France en 1992 dans une affaire de trafic de drogue.

Deux ans de prison pour Imed Trabelsi

Quelque 25 membres de l’entourage de l’ex couple présidentiel ont, eux, été condamnés à des peines de prison allant de quatre mois à six ans, pour tentative de fuite et possession illégale de devises. Seulement 22 d’entre eux étaient présents au procès.

Parmi ceux-là, Imed, le neveu favori de Leïla Trabelsi est condamné à deux ans de prison, tandis que sa mère, Najia Jridi, devra, elle, passer huit mois derrière les barreaux.
Un des frères de l’ex-première dame, Moncef, a écopé quand à lui de 18 mois d’incarcération, tandis que Moez, un autre neveu de Leïla absent au procès, a été condamné à six ans de prison.

Depuis l’ouverture du procès le 26 juillet, tous les prévenus n’ont cessé de nier les faits qui leur été reprochés. La peine maximum avait été requise par le procureur, c’est à dire des condamnations allant de six mois à cinq ans de prison.

(Avec AFP)
 

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