Sécurité

Libye : pas de reconnaissance explicite du CNT par l’Union africaine

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Jean Ping, le président de la commission de l’Union africaine, le 25 août 2011 à Addis Abeba.

Jean Ping, le président de la commission de l'Union africaine, le 25 août 2011 à Addis Abeba. © AFP

Les membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine discutent à huis clos de la reconnaissance du CNT comme seule autorité légitime en Libye. Mais aussi, plus généralement, des conséquences de la chute attendue de Kadhafi sur l’institution.

Mise à jour 15:35

Une source diplomatique a déclaré à l’agence Reuters que l’Union africaine ne reconnaîtra pas le CNT. Des responsables africains ont toutefois déclaré que vingt pays d’Afrique – sur les 54 qui composent l’UA – avaient individuellement reconnu le Conseil national de transition.

Comme prévu, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS) a débuté ce vendredi midi au siège de l’Union africaine, à Addis Abeba, une réunion entièrement consacrée à la Libye. « Dans la phase nouvelle qui s’ouvre, nous devons rester aux côtés du peuple libyen (…) Il s’agit d’appuyer les efforts pour une transition inclusive et consensuelle » dans le pays, a estimé Jean Ping, le président de la commission de l’UA, dans son discours d’ouverture.

« Il est maintenant clair que la phase militaire est en train de se conclure », a-t-il ajouté, alors que les rebelles du Conseil national de transition (CNT) commencent à transférer leur gouvernement dans la capitale Tripoli.

Position consensuelle

Plusieurs pays africains ont déjà reconnu le CNT (Gambie, Gabon, Sénégal, Tunisie, l’Egypte, Maroc, Nigeria, Ethiopie, Tchad, Burkina Faso), et parfois appelé l’UA à faire de même. Mais l’organisation panafricaine n’a à ce jour pas adopté de position claire sur le sujet. Une question qui doit être au cœur des discussions à huis clos des membres du CPS.

La réunion aura cependant du mal à déboucher rapidement sur une position consensuelle : sur les 15 membres du CPS, seuls trois chefs d’État étaient présents à l’ouverture des débats. Il s’agit de Ismaël Omar Guelleh (Djibouti), Yoweri Museveni (Ouganda) et Jacob Zuma (Afrique du Sud), qui préside la réunion en l’absence de son homologue burundais Pierre Nkurunziza.

(Avec agences)

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