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Libye : le chef des brigades sécuritaires de Mouammar Kadhafi arrivé au Niger

Une dizaine de personnes proches de Mouammar Kadhafi est rentrée dimanche au nord du Niger. Parmi elles, le présumé chef des brigades sécuritaires, Mansour Daw.

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Mis à jour le 5 septembre 2011 à 17:22

Des soldats nigériens en patrouille près d’Agadez le 27 septembre 2010. © Issouf Sanogo/AFP

Environ une dizaine de personnes, proches de Mouammar Kadhafi, sont rentrées dimanche à Agadez, dans le nord du Niger. Parmi elles, Mansour Daw, l’ancien ministre de la Communication et ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui passait pour être le chef des brigades sécuritaires du guide libyen déchu.

Parmi les autres personnes, dont l’identité n’a pas été révélée, se trouve Agaly Alambo, figure de la révolte touareg. Le chef du mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal front de rébellion touareg lancé en 2007 dans la région d’Agadez, était parti vivre en Libye après les hostilités qui ont pris fin en 2009 sur intervention de Mouammar Kadhafi. Alambo et ses compagnons de voyage auraient rejoint lundi Niamey, la capitale du pays.

« Ces personnes qui sont venues avec Agaly ne sont ni des fils ni de très proches de la famille de Kadhafi » a cependant tenu à indiquer la source touareg.

Rébellion touareg au service de Kadhafi

Au début de l’insurrection libyenne appuyée par l’Otan, Agaly Alambo a fait recruter des centaines d’ex-rebelles touaregs, pour faire grossir les rangs des forces loyales au dirigeant libyen.

Une source touareg a ainsi affirmé que des proches du dirigeant libyen étaient arrivés en avril à Agadez, avec des mallettes remplies d’argent et avaient recruté « des centaines » de jeunes, dont des militaires nigériens radiés de l’armée en 2002.

Près de 1 500 ex-rebelles nigériens auraient ainsi combattu pour Kadhafi, la plupart étant installés en Libye depuis 2009. Mais après la déroute des forces loyales consécutive à la chute de Tripoli, des centaines de soldats touaregs sont rentrés au Niger, alors que 500 autres se sont repliés à Syrte, la ville natale de Kadhafi.

Le Niger, pays frontalier de la Libye, a reconnu « formellement » le conseil national de transition (CNT), l’appelant à « veiller à la sécurité et au bien-être des communautés étrangères vivant en Libye. »

(Avec AFP)