Défense

Algérie – Libye : Alger réaffirme vouloir travailler avec les nouvelles autorités de Tripoli

Le ministre algérien Abdelkader Messahel, le 7 septembre 2011 à Alger. © AFP

En marge de la conférence d'Alger sur le terrorisme au Sahel, le ministre algérien Abdelkader Messahel a une nouvelle fois affirmé que son gouvernement souhaitait travailler avec le CNT libyen. Même si l'ambassade d'Algérie à Tripoli a été saccagée par des rebelles furieux de l'accueil réservé par Alger à plusieurs membres de la famille de Mouammar Kadhafi.

Cela s’apparente à une reconnaissance dans les faits, qui précède la reconnaissance officielle que l’Algérie a dit vouloir apporter au Comité national de transition (CNT) libyen, quand celui-ci aura formé un « gouvernement  représentatif des différentes sensibilités régionales ». En marge d’une conférence à Alger sur la sécurité dans le Sahel et la crise libyenne, le ministre algérien délégué aux affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel, a ainsi réaffirmé la volonté de son gouvernement de travailler avec l’organe politique de la rébellion libyenne.

« Nous nous projetons dans un avenir de coopération » avec Tripoli, a-t-il dit. « L’Algérie travaillera avec le gouvernement libyen qui sera en place. (…) La première urgence est de construire un État moderne en Libye et la seconde de régler les questions sécuritaires ». Pour Alger, la prolifération d’armes dans la région et le retour de Libye de mercenaires armés à la solde du régime de Mouammar Kadhafi sont des préoccupations prioritaires qui expliquent un grand pragmatisme, même si la victoire des rebelles a provoqué une certaine gêne dans la diplomatie algérienne à cause de sa proximité avec l’ex-dirigeant libyen. « La circulation des armes est beaucoup plus importante maintenant », s’est inquiété Messahel, qui se dit également inquiet du « retour massif des travailleurs, surtout au Tchad et au Niger ».

« Notre ambassadeur rejoindra Tripoli aussitôt que possible », a encore fait valoir le ministre, alors que l’ambassade d’Algérie à Tripoli a été récemment mise à sac par des rebelles, rendus furieux par la décision d’Alger d’accueillir depuis le 29 août, pour « des raisons strictement humanitaires »,  trois des enfants Kadhafi – sa fille Aïcha, qui a accouché sur place, et ses deux fils Mohammed et Hannibal – ainsi que Safia, sa seconde épouse.

(Avec AFP)

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