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Politique

Libye : les rebelles se rapprochent de Syrte mais « le combat n’est pas gagné »

© AFP

Les rebelles libyens ont pris le contrôle de la Vallée rouge jeudi, et se rapprochent de la ville de Syrte, bastion des forces pro-Kadhafi. "La bataille de la libération n’est pas gagnée", a mis en garde le Conseil national de transition (CNT).

Malgré la fuite du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le combat pour la libération totale du pays n’est pas encore achevée. Le Conseil national de transition (CNT) l’a bien compris et a réaffirmé jeudi, qu’il était encore trop tôt pour parler d’une victoire complète de la rébellion.

« La bataille de la libération n’est pas gagnée. Nous faisons encore face au plus grand défi », a déclaré Mahmoud Jibril, le numéro deux du CNT. Tant que le « Guide » libyen ne sera pas capturé et que les dernières poches pro-Kadhafi ne seront pas tombées, le CNT, soutenu par l’Otan, continuera sa lutte pour la libération libyenne.

L’Organisation atlantique a réaffirmé jeudi, par la voix de son porte-parole Anders Fogh Rasmussen, qu’elle poursuivrait ses opérations « tant que subsistera une menace » des forces loyales à Kadhafi.

De son côté, la Cour pénale internationale compte accentuer la pression afin de capturer l’ex-dictateur libyen. Le procureur Luis Moreno-Ocampo a demandé jeudi à Interpol de délivrer une « notice rouge » contre Mouammar Kadhafi, qui fait par ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, « pour des crimes contre l’humanité présumés, à savoir meurtre et persécution ».

Sur le front, les rebelles libyens se rapprochent de Syrte, et ont pris le contrôle de la Vallée rouge, suite à de violents combats. Le commandant pro-CNT Selim Nabous, l’un des principaux artisans de cette avancée, a parlé de 19 morts, dont 15 dans les rangs des pro-Kadhafi. D’autres soldats ont évoqué un bilan de 17 loyalistes tués, dans la prise de cette vallée située à une soixantaine de kilomètres de Syrte, l’une des principales lignes de défense des pro-Kadhafi.

Ultimatum fixé à samedi

Les insurgés cherchent à se rapprocher au plus près de Syrte, l’un des derniers bastions à prendre.

La ville, située à 360 km à l’est de Tripoli, tout comme celles de Sebha (dans le centre) et de Bani Walid (à 170 km au sud-est de Tripoli) ne disposent plus que deux jours pour déposer les armes. Dès samedi, le CNT passera à l’offensive armée.

A Bani Walid, ville dans laquelle le fils de Mouammar Kadhafi, Seif el-Islam, aurait été aperçu, les négociations pour une reddition pacifique de la ville sont désormais closes car « elles n’ont donné aucun résultat », a indiqué jeudi Abdallah Abou Oussara, un chef militaire du CNT.

« Il ne leur reste plus que la guerre psychologique et les mensonges. Ils ont dit dernièrement qu’on a vu Kadhafi dans un convoi vers le Niger », a rétorqué le « Guide » libyen dans un message audio diffusé par Arrai, une télévision arabe basée à Damas. Mouammar Kadhafi dément ainsi les rumeurs indiquant qu’il serait passé au Niger, à bord d’un convoi.

« Nous sommes prêts à Tripoli et partout à intensifier les attaques contre les rats et les mercenaires », a encore menacé le colonel.

Un message qui intervient alors que les nouvelles autorités s’installent progressivement dans la capitale libyenne, et commence à préparer la transition démocratique. Le Conseil de sécurité de l’ONU discutera aujourd’hui d’une mission de trois mois dans le pays afin d’aider les nouvelles autorités à mener à bien cette œuvre, notamment en apportant son concours pour la réforme de la police et la préparation des élections.

(Avec AFP)

 

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