Politique

Côte d’Ivoire : en vue des législatives, Guillaume Soro sort du bois

| Par Jeune Afrique
Alassane Ouattara (G) et son Premier ministre Guillaume Soro à Abidjan, le 7 août 2011.

Alassane Ouattara (G) et son Premier ministre Guillaume Soro à Abidjan, le 7 août 2011. © Issouf Sanogo/AFP/Archives

Les Forces nouvelles de Guillaume Soro appellent la coalition présidentielle, le RHDP, à une alliance houphouétiste étendue. Objectif de la manoeuvre pour le Premier ministre d’Alassane Ouattara : compter ses soutiens aux prochaines législatives, tout en créant de l’espace pour son futur parti.

À l’issue de deux jours de « conclave » qui se sont tenus dimanche à Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire), cinq mois jour pour jour après l’arrestation de Laurent Gbagbo, les FN ont appelé à l’union et au rassemblement avec le RHDP dans l’optique de la création d’un grand parti politique unifié.

Guillaume Soro, le Premier ministre et chef des Forces nouvelles (FN), a clairement réaffirmé son soutien à Alassane Ouattara en encourageant vivement ses hommes qui ont des ambitions électorales à rejoindre la grande famille du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (le RHDP) afin de donner une majorité confortable au président Alassane Ouattara.

Ainsi Soro et ses hommes veulent donner une impulsion nouvelle à la coalition houphouétiste. Celle-ci a été créée en 2005 par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique) de l’ancien président Henri Konan Bédié, allié au Rassemblement des républicains (RDR), formation du chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, ainsi qu’au Mouvement des forces d’avenir (MPA, de Innocent Anaky Kobenan) et l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’ivoire (UDPCI, de Albert Toikeusse Mabri). « Je prendrai personnellement mon bâton de pèlerin pour aller à la rencontre de nos aînés en vue d’obtenir une marche accélérée vers la création de ce parti unifié » a déclaré Soro.

Fin stratège

Visiblement, Guillaume Soro ne souhaite donc pas transformer immédiatement les Forces nouvelles en un parti politique, car il estime que « le paysage politique est trop saturé ». Par contre, le leader des ex-rebelles ivoiriens, qui ont lutté pour renverser Laurent Gbagbo et goûter au pouvoir, souhaite que ses représentants politiques et militaires participent quand même aux élections législatives prévues pour le 15 décembre 2011.

En fin stratège, l’actuel Premier ministre compte ainsi conquérir un maximum de sièges au Parlement ivoirien avant de créer son propre parti. Grâce au partenariat républicain qu’il propose, le Premier ministre pourra aussi tester sa cote de popularité en se présentant dans le nord du pays sous les couleurs houphouétistes.

L’alliance RHDP/FN gère le gouvernement depuis la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. Le parti de Gbagbo, quant à lui, a posé ses conditions pour une participation aux législatives, notamment la libération de son leader charismatique, ainsi que celle de ses autres responsables détenus, et la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), jugée « déséquilibrée ».

(Avec AFP)

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