Politique

Libye : vers une république islamique

| Par Jeune Afrique
Le 9 septembre 2011, lors d'un rassemblement sur la place des Martyrs à Tripoli.

Le 9 septembre 2011, lors d'un rassemblement sur la place des Martyrs à Tripoli. © AFP

La Libye post-Kadhafi devra trouver la source de sa future législation dans l’islam. C’est ce qu’a affirmé lundi Mustapha Abdelajalil, le président du CNT, lors d’un discours à Tripoli.

Au deuxième jour de son arrivée à Tripoli, lundi 12 septembre, le président du Conseil national de transition, Mustapha Abdeljalil, a prononcé devant des milliers de Libyens réunis sur la Place des Martyrs un discours définissant le cadre religieux de la Libye post-Kadhafi. « L’islam sera la principale source de la législation », a-t-il tout d’abord affirmé.

« Nous n’accepterons aucune idéologie extrémiste de droite ou de gauche. Nous sommes un peuple musulman, à l’islam modéré et nous allons continuer sur cette voie. (…) Vous serez avec nous contre toute personne qui chercherait à voler notre révolution », a-t-il ajouté, faisant vraisemblablement référence aux djihadistes, alliés ou non à Al-Qaïda, qui chercheraient à s’emparer du pouvoir.

Première visite

Abdelajalil s’exprimait à l’occasion de sa première visite dans la capitale libyenne depuis le début du soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi, le 17 février dernier. Il a qualifié la « libération de Tripoli de miracle qui s’est produit avec un minimum de pertes » humaines.

Son apparition sur la Place des Martyrs – ancienne Place Verte chère à Kadhafi – a été entourée de strictes mesures de sécurité. La zone était interdite à la circulation automobile et des combattants en armes ont filtré le public.

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte