Elections

Tunisie : la banane, sujet sensible

| Écrit par Benjamin Roger
Fond d’écran pour pc

Fond d'écran pour pc © Aziz Amami / www.fhimt.com

Mercredi 14 septembre, le cyberactiviste Aziz Amami a été passé à tabac par des policiers à Tunis. La raison ? Une blague de mauvais goût sur les bananes.

Difficile à croire, mais parler de bananes en Tunisie peut parfois avoir de graves conséquences… Mercredi après-midi, alors qu’il passait devant un poste de police de Tunis, le blogueur militant Aziz Amami raconte une blague évoquant des bananes. Il est arrêté sur le champ et emmené par les policiers au poste de la rue de Yougoslavie, dans le centre de la capitale. Une fois dans le poste, loin des regards, le cyberactiviste tunisien est violemment tabassé.

Pourquoi tant de violence à cause d’une blague sur des bananes ? L’explication est simple. La semaine dernière, alors que la révolte gronde dans le sud du pays, le premier ministre Béji Caïd Essebsi condamne la violence de certains policiers lors d’un discours télévisé. Il les qualifie de « singes » qui sèment la pagaille, ce qui entraîna une vague d’indignation au sein de la police tunisienne.

Aziz Amami aurait donc fait preuve d’un humour sarcastique que n’auraient peu goûté les policiers. Sorti du poste, le blogueur a annoncé sur son compte twitter qu’il porterait plainte après les élections du 23 octobre.

 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3097 ok 600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte