Société

Côte d’Ivoire : Drogba veut contribuer à la paix, mais avec humilité

Le footballeur ivoirien Didier Drogba est vice-président  de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR). Lors d’une rencontre organisée mardi à Londres avec Charles Konan Banny, patron de la Commission, le joueur a affiché sa détermination à apporter sa pierre au processus de paix en Côte d’Ivoire.

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Mis à jour le 21 septembre 2011 à 13:50

« Je ne suis pas Superman (…) Je laisse la politique aux politiciens, mais j’aimerais apporter ma pierre à l’édifice de la reconstruction », a déclaré à un petit groupe de journalistes celui que ses compatriotes ivoiriens n’appellent guère que Super Drogba.

Peu auparavant, lors d’une conférence de presse au côté de l’ex-Premier ministre Konan Banny, spécialement venu à Londres pour le rencontrer, la superstar internationale avait dit sa fierté de faire partie de la commission. Cette dernière compte onze membres : responsables religieux, coutumiers ou encore représentants des grandes régions du pays. Drogba représentera pour sa part les Ivoiriens de la diaspora.

"il faut oeuvrer à la réconciliation"

« Didier, c’est le numéro 11 de l’équipe nationale, a plaisanté Konan Banny, après s’être présenté comme un ancien footballeur repenti. En acceptant d’être le vice-président de la commission, il a prouvé qu’il était un bâtisseur de paix ».

« Je pense que le peuple ivoirien a trop souffert, a expliqué le joueur de Chelsea. Il faut œuvrer à la réconciliation, au pardon, apprendre à vivre ensemble », a-t-il ajouté avant de concéder que cela ne se fera pas du jour au lendemain.

« Nous voulons la paix, nous voulons que le pays aille de l’avant, se développe. Et je veux faire partie de ce processus, a-t-il encore dit. Je peux envoyer des messages, et j’espère que les gens m’écouteront ».

Panser les plaies

Didier Drogba a cependant clairement laissé entendre qu’il ne pourrait pas être physiquement présent lors de l’installation officielle de la CDVR par le président Alassane Ouattara, le 28 septembre prochain à Yammoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire.

« Tout le monde serait content que j’assiste à l’événement. Ma présence ou mon absence ce jour-là n’empêchera en rien la profondeur de mon engagement », a-t-il ajouté en référence à ses obligations vis-à-vis du club de Chelsea.

Voulue par le président Alassane Ouattara, la commission doit contribuer à panser les plaies de la crise post-électorale (de décembre 2010 à avril 2011). Provoquée par le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite dans les urnes, elle a fait au moins 3.000 morts.

(Avec AFP)