Politique

Libye : Al-Baghdadi Al-Mahmoudi toujours détenu en Tunisie

L'ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi est toujours détenu en Tunisie.

L'ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi est toujours détenu en Tunisie. © AFP

L’ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi est toujours détenu en Tunisie, malgré son acquittement prononcé par la justice mardi. Ses avocats dénoncent une « manœuvre », dont l’objectif de « permettre l’émission du mandat d’amener », décidé par les autorités libyennes mercredi.

Malgré son acquittement par la justice tunisienne mardi, l’ex-premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi est toujours détenu dans la prison de Mornaguia, près de Tunis. Une incarcération « illégale » selon ses avocats. « C’est une manoeuvre destinée à permettre l’émission du mandat d’amener », a dénoncé Me Mabrouk Kourchid.

En effet, les autorités libyennes ont lancé mercredi un mandat d’amener contre le Premier ministre du dictateur déchu Mouammar Kadhafi, après que la justice tunisienne ait décidé de son acquittement en appel, afin de le faire venir de Tunisie en Libye.

« Le procureur général a lancé une enquête après qu’un grand nombre de citoyens ont porté plainte contre Al-Baghdadi Al-Mahmoudi et a émis un mandat d’amener », avait déclaré le ministre libyen de la Justice par intérim Mohammed al-Alagui.

« Il n’y aucune raison légale qui justifie la détention d’un homme malade acquitté par la justice », a pour sa part fustigé l’avocat d’Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, un membre d’un comité de défense mandaté par la famille de l’ancien dignitaire libyen.

Pratiques dignes du régime Ben Ali

« Pour la Tunisie, ce cas représente une grave atteinte au droit et nous ramène à des pratiques d’avant la chute du régime de Ben Ali », a ajouté Me Tijani Amari, un autre membre du comité de défense, affirmant craindre pour la vie de son client en cas d’extradition.

Mardi, les avocats de la défense avaient demandé au tribunal de s’abstenir de livrer leur client aux autorités libyennes et de l’autoriser à séjourner en Tunisie ou à se rendre en Algérie.

« Al-Mahmoudi n’est pas l’objet d’un mandat d’arrêt international ni d’aucun jugement en Libye », a argumenté Me Tijani Amari.

L’avocat a également rappelé que son client était entré en Tunisie le 19 août en qualité de Premier ministre, date à à laquelle Tunis n’avait pas encore reconnu le Conseil national de transition libyen.

Premier ministre jusqu’aux derniers jours du régime Kadhafi, M. Al-Mahmoudi avait été arrêté le 21 septembre près de l’oasis Tamaghza (sud), à la frontière avec l’Algérie.

Le 22 septembre, l’homme avait été condamné à 6 mois de prison ferme par un tribunal de Tozeur, dans le sud du pays, pour être entré illégalement sur le sol tunisien, avant d’être acquitté en appel.

(Avec AFP)

 

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