Dossier

Cet article est issu du dossier «Présidentielle camerounaise : Paul Biya, jusqu'à quand ?»

Voir tout le sommaire
Politique

Cameroun : des militaires réclament le départ de Paul Biya

Une affiche appelant à voter pour le président sortant Paul Biya, le 24 septembre 2011 à Yaoundé

Une affiche appelant à voter pour le président sortant Paul Biya, le 24 septembre 2011 à Yaoundé © AFP

Au moins dix militaires camerounais ont manifesté jeudi matin à Douala en tirant des coups de feu en l’air et en brandissant une banderole demandant le départ de Paul Biya, président au pouvoir depuis 1982.

D’après une source proche des services de sécurité interrogée par l’AFP, « dix militaires ont tiré des coups de feu au niveau du pont sur le Wouri », principal pont de Douala, la capitale économique du Cameroun. Les manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire « Paul Biya dictateur, Paul Biya doit partir à tous les prix ».

« Dès que les forces de défense les ont cernés, neuf se sont rendus tandis qu’un s’est jeté à l’eau », poursuit la même source. « Il n’était pas encore possible de savoir si ce dernier était encore vivant. La situation est sous contrôle mais la ville est traversée par un vent de psychose. Les soldats sont partout au niveau du pont, y compris dans l’eau ».

"Paul Biya dictateur"

« Le pont est coupé. On entend des coups de feu en ce moment », a annoncé peu avant 8H00 locales (7H00 GMT) la chaîne de télévision privée Canal 2 International basée à Douala. La chaîne Equinoxe, qui a aussi son siège à Douala, a également fait  état « de coups de feu tirés en l’air ».

Un chauffeur de taxi présent sur place vers 6h du matin (05H00 GMT) a confirmé la scène. « J’ai vu un militaire armé sur le pont, raconte-t-il. Il avait bloqué la circulation et demandait aux gens (automobilistes et piétons) de ne pas passer. Il avait une pancarte où j’ai vu : Paul Biya dictateur".

Selon la source proche des services de sécurité, deux militaires chargés de garder le pont qui relie la ville au quartier populaire de Bonaberri et aux régions de l’ouest sont « entendus en ce moment ».

La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 9 octobre est commencée. La Cour suprême camerounaise a validé 23 candidatures dont celles de M. Biya et de John Fru Ndi, son opposant historique. Opposition et société civile accusent M. Biya d’avoir verrouillé le système électoral pour s’assurer une réélection sans difficultés.

(Avec AFP)

 

Lire les autres articles du dossier

«Présidentielle camerounaise : Paul Biya, jusqu'à quand ?»

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte