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Côte d’Ivoire : feu vert pour l’ouverture d’une enquête de la CPI

| Par Jeune Afrique
Des membres de la Croix Rouge ivoirienne emmènent un cadavre le 4 mai 2011 à Abidjan.

Des membres de la Croix Rouge ivoirienne emmènent un cadavre le 4 mai 2011 à Abidjan. © AFP

Ce lundi 3 octobre,  la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé que son procureur est autorisé par les juges à enquêter sur des crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010 en Côte d’Ivoire.

Dans un communiqué, la Cour pénale internationale a indiqué que « le 30 septembre 2011, la chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale a fait droit à la requête du Procureur aux fins de l’ouverture d’une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. »

Une date clé qui est celle de la réélection contestée de l’ex-président sortant Laurent Gbagbo. Refusant de reconnaître les irrégularités du scrutin et de quitter le pouvoir, il avait plongé le pays dans une profonde et violente crise postélectorale opposant ses partisans à ceux de son adversaire, Alassane Ouattara.

Le 23 juin, suite à une demande officielle d’Alassane Ouattara, le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé aux juges l’autorisation de mener une enquête sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis pendant cette crise postélectorale. L’enquête visant aussi bien le camp du président déchu Laurent Gbagbo que celui du nouveau chef d’État Alassane Ouattara.

« En tant que garde des Sceaux, je ne peux qu’être heureux de voir la CPI autoriser le procureur à venir enquêter sur les événements post-électoraux », a déclaré lundi le ministre de la Justice, Jeannot Ahoussou Kouadio.

« L’enquête ne sera pas sélective, elle va s’ouvrir à tout le monde et prendra en compte toute personne qui aura commis un crime contre l’humanité, fût-elle un "frère" du président Ouattara », a ajouté le ministre.

Enquête élargie

Selon le bureau du procureur de la CPI, les violences qui ont eu lieu, suite au refus de l’ex-président sortant de quitter le pouvoir en novembre 2010, ont fait plus de 3 000 morts.

À la demande des juges, le procureur devra également fournir toute information à sa disposition concernant des crimes, relevant de la compétence de la Cour, qui auraient été commis entre 2002 et 2010.

(Avec AFP)
 

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