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Cet article est issu du dossier «Présidentielle camerounaise : Paul Biya, jusqu'à quand ?»

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Politique

Présidentielle camerounaise : l’opposition dénonce l’assassinat de Virginie Takoguem

De nombreux témoignages dénoncent des irrégularités flagrantes pour ce scrutin présidentiel. © AFP/Martin Van der Belen

Virginie Takoguem, responsable locale du Social democratic front (SDF), aurait été tuée dimanche soir dans l’ouest du Cameroun, selon le principal parti d’opposition du pays.

La présidentielle au Cameroun aurait fait une nouvelle victime. Le Social democratic front (SDF, principal parti d’opposition) affirme dans un communiqué qu’une de ses responsables locales a été tuée dimanche soir « à la fin des opérations électorales » de l’élection présidentielle à Bandjoun (ouest Cameroun).

Aucune confirmation officielle n’a été faite pour l’instant. Mais le communiqué du SDF, dont le leader, John Fru Ndi, est le principal adversaire du président Paul Biya qui brigue un sixième mandat, affirme que Virginie Takoguem, « mandataire du SDF dans un bureau de vote (de Bandjoun) vient d’être assassinée par les responsables locaux du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, parti de Paul Biya) à la fin des opérations électorales ».

« Son seul crime est d’avoir voulu protéger la sincérité du vote qui donnait le SDF vainqueur à l’école publique de Keng », poursuit le communiqué.

"inadmissible et intolérable"

Le SDF s’y indigne « de la passivité et la complicité des éléments de forces de l’ordre présents durant les échauffourées » et « condamne avec la dernière énergie ce crime crapuleux et exige que lumière soit totalement faite sur cette forfaiture inadmissible et intolérable commise à la fin des opérations électorales ».

Ce décès survient alors que deux gendarmes « en mission de sécurisation des opérations de vote » ont été tués dimanche dans la péninsule de Bakassi (sud-ouest), zone instable limitrophe du Nigeria et théâtre de nombreux assauts et enlèvement.

Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Marafa Hamidou Yaya, ils ont été tués « par des individus armés non encore identifiés ».

Sept millions de Camerounais étaient appelés à voter dimanche lors d’un scrutin qui a entraîné une faible mobilisation et suscite déjà de nombreuses contestations. De nombreux témoignages mettent en avant des cas de bourrages d’urnes présumés ou d’irrégularités flagrantes.

Avec AFP

 

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