Société

FN : Marine Le Pen va dîner chez les « femmes arabes de la presse »

L’Association des femmes arabes de la presse et de la communication (Afacom) a invité Marine Le Pen à dîner, le 9 novembre. Ce que la candidate du Front national à l’élection présidentielle de 2012 a accepté avec joie.

Mis à jour le 12 octobre 2011 à 20:18

Marine Le Pen n’a rien contre les Arabes… tant qu’ils restent « chez eux ». © AFP

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle française, a accepté une invitation à dîner de l’Association des femmes arabes de la presse et de la communication (Afacom), le 9 novembre prochain. Au menu du débat, sa vision de la femme arabe en France et son approche du monde arabe en général. Une telle invitation peut sembler incongrue, et son acceptation davantage encore, mais, comme son père, Marine Le Pen n’hésite pas à répondre positivement aux médias qui lui seraient a priori hostiles.

En mars dernier, la candidate d’extrême-droite avait accepté une interview à Radio J, mais celle-ci avait fini par renoncer, suite aux pressions de nombreuses associations juives. Marine Le Pen s’est par ailleurs rarement exprimée sur sa perception du printemps arabe. Toujours en mars 2011, alors que les révolutions se propageaient d’Afrique du Nord au Moyen Orient, elle proposait de renvoyer manu militari les bateaux de migrants maghrébins dans les eaux internationales et voyait dans ces révolutions une « menace pour l’Occident ».

Attaques contre l’islam

Mais ses attaques se concentrent davantage sur la religion musulmane que sur l’arabité : « Quand on aura réglé le problème de la burqa, on aura toujours le problème de la polygamie, on aura toujours le problème de la prière dans les rues des grandes villes, on aura toujours le problème du bannissement du porc dans les cantines, c’est-à-dire toutes ces revendications communautaristes quotidiennes auxquelles les Français sont confrontés », avait-elle déclaré à l’antenne de France info, en avril 2010.

Pourtant, la candidate frontiste à l’élection présidentielle parviendrait à séduire certains (rares) citoyens français d’origine arabe. Réussira-t-elle à gagner à ses thèses les femmes arabes de la presse ? On attend avec impatience le compte-rendu de la rencontre !