Politique

Côte d’Ivoire : pas d’aides du FMI et de la Banque mondiale sans réformes

La Banque mondiale et le FMI continuent de soutenir les autorités ivoiriennes de Alassane Ouattara. Des aides qui ne sont cependant pas sans contrepartie.

Mis à jour le 13 octobre 2011 à 11:51

Le siège du FMI à Washington. © AFP

La lune de miel entre les nouvelles autorités ivoiriennes et les institutions de Bretton Woods se poursuit. La Banque mondiale, qui vient d’accorder un don de 100 milliards de F CFA (75 milliards d’aide budgétaire et 25 milliards pour l’emploi des jeunes), prépare déjà de nouvelles aides afin de financer les grands projets d’infrastructures. Elles seront proposées à son conseil d ‘administration au premier semestre 2012. Moyennant quelques effort supplémentaires du gouvernement ivoirien.

Car le Fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale restent vigilants. Ils demandent aux autorités d’assainir le tissu bancaire, de revoir complètement le fonctionnement de la filière cacao et de réformer le secteur de la production énergétique, fortement déficitaire. L’État ivoirien, qui subventionne à hauteur de 200 milliards de F CFA le carburant et l’électricité, prépare une augmentation des prix pour le début de l’année prochaine. Si les autorités ivoiriennes jouent le jeu, elles devrait atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE (annulation de dette) au deuxième semestre 2012.