Politique

Présidentielle au Liberia : Prince Johnson soutiendra Ellen Johnson Sirleaf

| Par Jeune Afrique
Prince Johnson a choisi son camp.

Prince Johnson a choisi son camp. © AFP

L’ancien chef de guerre, Prince Johnson, soutiendra la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf au second tour de l’élection présidentielle au Liberia…Parce qu’il ne veut « pas aller à la Haye ».

Arrivé 3ème au premier tour de l’élection présidentielle au Liberia Prince Johnson, place ses billes. L’ancien chef de guerre a annoncé mardi son intention de soutenir la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, qui affrontera Winston Tubman au second tour de l’élection présidentielle.

Une décision guidée par des motivations personnelles et uniquement personnelles.  Johnson a indiqué avoir « décidé de soutenir le Parti de l’unité » (UP) de Mme Sirleaf, pour la simple raison que le parti de Winston Tubman fera, selon lui, « tout pour appliquer » les recommandations de la Commission vérité et réconciliation (TRC) dans laquelle l’ex-chef de guerre est cité comme la présidente sortante.

L’ancien chef de guerre assure que les responsables du Congrès pour le changement démocratique (CDC, opposition) de Winston Tubman, « ont dit qu’ils appliqueront toutes les recommandations de TRC », incluant le jugement de ceux qui ont été cités pour les atrocités commises durant la guerre.

Sirleaf épinglée par le rapport de la TRC

Prince Johnson ne cache nullement son opportunisme de circonstance : « Parce que je ne veux pas aller à La Haye (siège de la Cour pénale internationale, CPI), je préfère m’arranger avec Ellen Johnson Sirleaf, qui a aussi été épinglée par la TRC », a-t-il expliqué.

Une crainte justifiée. Prince Johnson a été un chef de faction lors de la guerre civile, réputé notamment pour avoir fait filmer en 1990 ses hommes torturant à mort le président Samuel Doe pendant que lui-même buvait une bière. Après 12 ans d’exil au Nigeria, il est rentré au Liberia en 2004, en prêchant la paix et la réconciliation.
Ellen Johnson Sirleaf a également été citée dans le rapport de la TRC comme l’une des personnes ne devant pas occuper de postes officiels pendant 30 ans pour avoir soutenu l’ancien chef de guerre Charles Taylor, président de 1997 à 2003.

La nouvelle Nobel de la Paix a elle-même reconnu avoir soutenu au départ la rébellion de Taylor contre le régime de Samuel Doe en 1989, qui plongea le Liberia dans sa première guerre civile, mais est ensuite devenue, à la lumière de l’étendue des crimes de Taylor, une de ses plus farouches adversaires.

(Avec AFP)

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