Justice

Burundi : le Français condamné pour viol a été rapatrié

| Par Jeune Afrique
Patrice Faye, condamné pour viol, le 19 septembre 2001 à Bujumbura au Burundi.

Patrice Faye, condamné pour viol, le 19 septembre 2001 à Bujumbura au Burundi. © AFP/Archives

Patrice Faye, un Français de 58 ans condamné à 25 ans de prison pour viol par la justice burundaise, a été rapatrié en France pour raison de santé.

Le mardi 18 octobre, la justice burundaise a finalement décidé d’infléchir sa décision dans l’affaire Patrice Faye. Ce Français de 58 ans, condamné pour viol à 25 ans de prison, et hospitalisé depuis fin septembre, s’est finalement vu accorder la liberté provisoire après que les autorités françaises aient plaidé plusieurs fois sa cause.

Rapatrié dans l’après-midi, l’arrivée de Patrice Faye était attendue dans la nuit de mardi à Paris. Le Français, qui a toujours clamé son innocence, avait été arrêté le 5 avril après des accusations de viol portées par cinq jeunes filles, dont des mineures fréquentant une école qu’il a créée en faveur de jeunes en difficulté.

Une suite au procès ?

Condamné en première instance fin juillet, son procès en appel avait été renvoyé sine die en septembre, à la suite d’une première demande de remise en liberté provisoire pour raison de santé.

Après plusieurs refus, « c’est le procureur général de la République qui a décidé d’accorder la liberté provisoire à Patrice Faye avec autorisation de sortir du territoire pour aller se faire soigner », a affirmé le porte-parole de la cour suprême, Elie Ntungwanayo.

Selon une source diplomatique française, « ce qui va se passer pour la suite de son procès n’est pas très clair en ce moment ». Mais si le sort de son ressortissant n’est pas encore tranché, « la France remercie les autorités burundaises pour avoir tenu compte de la dégradation de l’état de santé de Patrice Faye et diligenté les expertises médicales ayant conduit à cette décision », ajoute Bernard Valero, porte-parole du Quai d’Orsay.

« Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour que son état de santé précaire soit pris en compte », a rappelé ce dernier.

(Avec AFP)

 

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