Elections

Côte d’Ivoire : quarante-neuf membres des forces pro-Gbagbo détenus et inculpés

| Par Jeune Afrique
Le général Brunot Dogbo Glé lors de son arrestation en avril 2011.

Le général Brunot Dogbo Glé lors de son arrestation en avril 2011. © AFP

Selon la justice ivoirienne, 49 des 60 militaires inculpés pour des exactions commises lors de la crise postélectorale sont aujourd’hui derrière les barreaux.

Pour les membres des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) du président déchu Laurent Gbagbo, les temps sont durs. Quarante-neuf d’entre-eux sont détenus et inculpés pour des violences commise lors de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011 dans le pays et une dizaine sont toujours recherchés, a dévoilé la justice ivoirienne.

Une annonce qui intervient quelques jours après l’arrestation du commandant Anselme Séka Yapo, ex-chef de la sécurité de l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, à l’aéroport d’Abidjan. Parmi les autres détenus notables figurent également le général Bruno Dogbo Blé, ancien commanant de la Garde républicaine, et l’amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine. Deux captures de poids, particulièrement redoutés sous le régime déchu de Laurent Gbagbo.

Une dizaine d’ex-loyalistes toujours en fuite

Parmi les anciens soldats des Forces loyales recherchés par la justice, une dizaine sont toujours en fuite, dont comme le commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban à Abidjan. Selon Ange Kessi, le commissaire du gouvernement, « d’autres n’ont pas été placés en détention car la justice militaire estime avoir des garanties qu’ils ne quitteront pas le pays ».

Depuis la chute du "Boulanger " le 11 avril dernier, plus de 240 militaires ont été entendus au cours de l’enquête ouverte début mai, a ajouté Ange Kessi.

Par ailleurs, une quarantaine de personnalités civiles du camp Gbagbo, dont l’ancien couple présidentiel, sont incarcérées et inculpées pour atteinte à la sûreté de l’Etat, crimes de sang ou crimes économiques.

La Cour pénale internationale (CPI) à elle ouvert sa propre enquête, à la demande  d’Alassane Ouattara, sur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dont sont accusés les deux camps.

(Avec AFP)

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