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Cet article est issu du dossier «Présidentielle camerounaise : Paul Biya, jusqu'à quand ?»

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Politique

Présidentielle au Cameroun : recours de l’opposition rejetés, résultats proclamés vendredi

La presse camerounaise a relevé de nombreuses irrégularités et fraudes présumées.

La presse camerounaise a relevé de nombreuses irrégularités et fraudes présumées. © Seyllou/AFP

La Cour Suprême a statué dans la nuit de mercredi à jeudi et rejeté tous les recours de l'opposition visant l'annulation de l'élection présidentielle camerounaise. La route pour un ultime mandat de Paul Biya semble toute tracée : les résultats du scrutin seront proclamés vendredi. Mais l'opposant John Fru Ndi entend faire parler la rue.

Sans surprise, la Cour suprême du Cameroun a définitivement enterré les espoirs des candidats qui souhaitaient obtenir l’organisation d’un nouveau scrutin. La plus haute institution judiciaire du pays a rejeté les 15 recours en annulation totale ou partielle de la présidentielle du 9 octobre, au cours d’une audience qui s’est tenue dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 03 heures locales (02 heures GMT). Trois autres recours avaient ait l’objet d’un désistement avant la décision des juges.

Conséquence : les résultats de l’élection pourront donc être proclamés par la Cour suprême vendredi, comme ce qui a été annoncé mercredi à la mi-journée. « La Cour suprême statuant comme Conseil constitutionnel proclamera les résultats de ladite élection le vendredi 21 octobre », a indiqué la Cour dans un communiqué lu à la Cameroon Radio-Television (CRTV).

À 78 ans, au pouvoir depuis 1982, Paul Biya devrait ainsi être réélu pour un nouveau mandant de cinq ans, des tendances non officielles émanant du parti au pouvoir (RDPC) le donnant en tête avec plus de 70% des voix. Au grand dam de ses opposants, qui dénoncent un scrutin joué d’avance.

Manifestations du SDF prévues

Parmi les recours, neuf avaient été déposés par le Social democratic Front (SDF) du principal adevrsaire de Paul Biya, John Fru Ndi. Le SDF s’était désisté dans seulement deux cas, les sept autres ayant été rejetés par la Cour.

« Le recours du SDF est recevable dans la forme. Au fond, il n’est pas justifié. Il est par conséquent rejeté », s’est justifiée la Cour à plusieurs reprises. Pendant l’audience, John Fru Ndi avait simplement affirmé : « Nous avons besoin de justice. Donnons un chance à la démocratie et à la justice ». Puis, après le jugement, il a indiqué qu’il poursuivrait le combat dans la rue. « Moi, John Fru Ndi, je vais manifester. Je ne veux plus accepter toutes les gabégies de ce pays. »

"Mascarade électorale"

« Nous (…) rejetons tout résultat que pourra déclarer le Conseil constitutionnel », avaient prévenu lundi Fru Ndi et six autres candidats dans un document intitulé « déclaration de Yaoundé ».

« Dans le cas où le Conseil constitutionnel refuse d’annuler cette mascarade électorale et persiste à déclarer les résultats, nous appelons (…) le peuple à venir massivement manifester en faveur de son droit de participer à des élections libres et transparentes, soulignaient-ils, dénonçant un environnement électoral (…) chaotique avec d’innombrables irrégularités. »

(Avec AFP)

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