Politique

Sénégal : le socialiste Malick Noël Seck condamné à deux ans de prison ferme

| Par Jeune Afrique
"Nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes", écrivait Seck aux Sages.

"Nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes", écrivait Seck aux Sages. © D.R.

Les jeunes socialistes sénégalais accepteront-ils le jugement sans réagir ? La condamnation de Malick Noël Seck à deux ans de prison ferme pour avoir écrit une lettre menaçante au Conseil Constitutionnel provoque la colère dans les rangs de l’opposition, déjà très remontée contre le projet d’Abdoulaye Wade de se présenter à la prochaine présidentielle.

Malick Noël Seck n’en a pas fini avec les ennuis judiciaires. Le secrétaire général de Convergence socialiste, mouvement affilié au Parti socialiste sénégalais (PS, opposition) a été condamné par le tribunal des flagrants délits de Dakar à deux ans de prison ferme pour menaces de mort et outrage à magistrat. Ses avocats et ses proches dénoncent un procès politique.

« Le tribunal déclare le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à deux ans d’emprisonnement », indique le jugement. La lettre ouverte de Seck, déposée le 10 octobre au siège du Conseil constitutionnel reprochait à ce dernier, en des termes assez vifs et voilés de menaces, son silence à propos de la candidature d’Abdoulaye Wade à sa propre succession. Alors que la Constitution, selon la plupart des constitutionnalistes, interdit au chef de l’État un troisième mandat consécutif, les Sages doivent se prononcer sur cette question le 12 janvier, un peu plus d’un mois avant le premier tour de la présidentielle, fixé au 26 février.

Lettre de Malick Noël Seck au Conseil Constitutionnel sénégalais (cliquer pour agrandir)

"Wade doit tomber"

« Nous sommes venus vous rappeler aujourd’hui le serment tacite que vous avez fait au peuple sénégalais en tant que membres du Conseil constitutionnel, il nous semble aujourd’hui que vous avez manqué à vos engagements et à votre parole », écrivait le jeune socialiste (voir fac-similé). Wade doit tomber, l’honneur du Sénégal l’exige ! Nous sommes venus chez vous manifester nos ressentiments et vous désigner comme les responsables de nos souffrances quotidiennes. (…) Demain, lorsque la parole sera à la rue, nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes », ajoutait-il. Entre autres propos peu amènes envers Wade, sa gouvernance, et ses proches…

(Avec AFP)
 

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