Politique

Libye : toujours en fuite, Seif el-Islam veut continuer la lutte

| Par Jeune Afrique
Photo de Seïf el-Islam diffusée lors d'un message audio sur la chaîne Arrai, le 31 août 2011.

Photo de Seïf el-Islam diffusée lors d'un message audio sur la chaîne Arrai, le 31 août 2011. © AFP

Selon un combattant du Conseil de transition libyen, Seif el-Islam, serait encerclé au sud de Bani Walid. De son côté, le fils de Mouammar Kadhafi, s’est exprimé sur la chaîne Arraï, appelant à la poursuite de « la résistance ».

On l’a dit capturé, ou en fuite au Niger, mais Seif el-islam Kadhafi qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, est semble-t-il toujours libre.

Dans une brève allocution à ses partisans, il a juré de venger son père. « La résistance se poursuit. Je suis bien vivant et libre et je me trouve sur le sol libyen. Je lutterai jusqu’au bout et je me vengerai », a déclaré Seif el-Islam, cité par la chaîne Arraï, basée en Syrie.

Près de Bani Walid ou au Soudan

Selon Reuters, citant un commandant du Conseil national de transition (CNT), Abdel Majid Mlegta, le fils de Mouammar Kadhafi se trouverait au sud de la ville de Bani Walid, à 150 kilomètres au sud-est de Tripoli, où il était encerclé dimanche par les combattants du CNT. 

Toujours d’après la même source, Abdallah al-Senoussi, chef des services de renseignements de Kadhafi, en fuite au Niger, aurait été en contact avec Seif el-Islam pour essayer de l’aider à fuir et à rejoindre le Niger.

Seif el-Islam toujours en Libye ? Pas pour le journal soudanais al Intibaha, qui affirme dans son édition du 24 octobre, que Seif el-Islam serait au Soudan où il aurait trouvé asile auprès du chef de la mouvance militaire islamiste du « Mouvement pour la justice et l’égalité », Khalil Ibrahim Mohammed. Le journal soudanais assure même que le dirigeant libyen aurait quitté la Libye pour le Soudan il y a un peu plus d’un mois.

Pour Interpol et le CPI, il doit "se rendre"

Interpol et la Cour pénale internationale (CPI) lui ont demandé jeudi, de « se rendre » pour « répondre des accusations contre lui », a annoncé l’organisation de police internationale dans un communiqué.

Les deux institutions comptent le transférer à La Haye où il sera jugé « pour crimes contre l’humanité, comprenant le meurtre et la persécution », souligne le communiqué de l’organisation basée à Lyon.

« Il est dans l’intérêt de Seif el-Islam Kadhafi et dans l’intérêt de la justice qu’il se rende aussi rapidement que possible pour répondre des accusations portées contre lui », a déclaré le secrétaire général d’Interpol, Ronald K. Noble.

« Le colonel Kadhafi ne sera pas en mesure de répondre des crimes qui lui sont reprochés, il est donc encore plus important que ceux qui faisaient partie de son cercle proche et qui demeurent en fuite soient arrêtés » et répondent de leurs crimes, a-t-il ajouté.

(Avec Agences)

 

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