Médias

Algérie : avant l’ouverture de l’audiovisuel, la première chaîne satellitaire privée

La façade d'un immeuble, recouverte d'une multitude d'antennes satellite à Alger, le 8 avril 2009.

La façade d'un immeuble, recouverte d'une multitude d'antennes satellite à Alger, le 8 avril 2009. © AFP

Alors qu’aucune date n’a été avancée pour l’adoption du projet de loi d’ouverture de l’audiovisuel en Algérie au secteur non-étatique, le quotidien Echorouk lance la première chaîne de télévision satellitaire privée.

Le lancement d’Ecorouk TV n’est pour le moment que symbolique. La première chaîne de télévision satellitaire a vu le jour mardi en Algérie. Sa naissance coïncide avec le 57e anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance, et marque également le 11e anniversaire du quotidien Echorouk qui tire à plus de 500 000 exemplaires, a indiqué le patron du journal, Ali Fodil. Echorouk TV (du nom du quotidien arabophone propriétaire de la chaîne), se veut « généraliste, essentiellement de langue arabe mais avec des programmes en tamazigh (langue berbère) et en français ». 

Pour le moment, la chaîne n’a pas le droit de diffuser des émissions, tant que le parlement n’aura pas adopté le projet de loi d’ouverture des chaînes privées. La mesure avait été annoncé par le président Abdelaziz Bouteflika, dans le cadre d’un programme de réformes.

Date inconnue

« Le début officiel des programmes est prévu pour fin février ou début mars », a déclaré Ali Fodil,  tout en précisant qu’en attendant, la chaîne diffusera des « programmes tests », dont des documentaires. C’est depuis depuis Amman et Beyrouth que la chaîne sera diffusée dans un premier temps. 

Des bureaux devraient également être ouverts en Algérie, dès l’ouverture du paysage audiovisuel. À terme, la chaîne devrait être dotée d’un « programme diversifié » et diffuser des tranches d’informations, des émissions politiques, religieuses ou sportives ou encore des séries réalisées en Algérie. « 50% au moins de programmes algériens d’abord destinés aux Algériens », résume le patron.

De son côté, le ministre de la Communication, Nacer Mehal, avait annoncé la semaine dernière n’avoir reçu aucune demande d’ouverture d’une chaîne satellitaire. « Il est inconcevable de déposer des dossiers alors que les conditions d’ouverture du champ audiovisuel ne sont pas encore réunies et que la loi sur l’information est toujours au niveau du Parlement », avait-il précisé sur la radio nationale Chaîne 1.

D’autres journaux ont par ailleurs annoncé leur intention de se lancer dans la télévision, à l’instar d’El-Watan, Liberté, L’Expression, Ennahar et El-Khabar.

Mais pour le moment, aucune date n’a été avancée pour l’adoption du projet de loi d’ouverture de l’audiovisuel.

(Avec AFP)
 

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