Elections

Tunisie : La « Pétition populaire » récupère sept sièges à l’Assemblée constituante

Hachemi Hamdi, richissime homme d'affaire à la tête de "La Pétition populaire". © AFP

Après un réexamen des candidatures à l'élection constituante par le tribunal administratif de Tunis, la "Pétition populaire" d'Hachemi Hamdi récupère 7 sièges à l'Assemblée constituante et en devient la troisième force politique.    

Suite à de nouveaux examens par le tribunal administratif de Tunis des candidatures à l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne, cette dernière est sujette à quelques changements. Mardi 8 novembre, le tribunal a clôturé le dossier du rendez-vous électoral du 23 octobre après avoir étudié 15 recours sur les 104 dossiers déposés, a annoncé Mosaïque FM.

La « Pétition populaire » (Al-Aridha Al-Chaabiya), le mouvement politique d’Hachemi Hamdi, buisnessman basé à Londres, est la grande gagnante de ce recours puisqu’elle récupère au total sept sièges au sein de l’Assemblée, répartis entre les circonscriptions de Sfax, Kasserine, Tataouine et Jendouba, et trois à Sidi Bouzid. En doublant le parti de gauche Ettakatol avec un total de 26 représentants, le mouvement devient la troisième force politique au sein de l’Assemblée derrière le parti islamiste Ennahdha et le Congrès pour la République (CPR).

L’Instance supérieur indépendante pour les élections (ISIE) avait annulé des listes d’Al-Aridha Al-Chaabiya pour cause d’« irrégularités financières », notamment à Sidi Bouzid, donnant lieu à de violentes manifestations dans cette ville le 27 octobre. Plusieurs centaines de manifestants s’étaient livrés à des pillages et des dégradations de bâtiments publics, dont le Tribunal.

"Fils d’Ennahdha"

Parallèlement, le mouvement Ennahdha perd deux sièges, tandis qu’Ettakatol se voit amputé d’un siège. La répartition définitive est donc la suivante : 89 sièges pour Ennahdha, 29 pour le CPR, 26 pour la « Pétition populaire » et 20 pour Ettakatol.

Sur les ondes de la radio tunisienne Express FM, Ibrahim Al Gassass, le porte parole d’Al Aridha Al-Chaabiya, a expliqué que son parti est disposé à coopérer avec tous les autres partis et se tient prêt à aider Ennahdha si besoin est. Malgré des désaccords sur certains points, Hachemi Hamdi reste « le fils d’Ennahdha » a-t-il précisé.

Le chef de file du mouvement s’est pour sa part réjoui de la « justice » rendue par le tribunal. « Dans le cas où les partis refuseraient de coopérer et d’instaurer un dialogue constructif avec "Al-Aridha", nous assumerons notre devoir de guider l’opposition au sein de l’Assemblée », a-t-il précisé à l’agence TAP.

La percée de la « Pétition populaire » avait été mal perçue par les partis de gauche qui accusait cette formation de s’adonner au populisme. Hachemi Hamdi avait notamment fait des déclarations chocs, prévoyant la gratuité totale des soins médicaux et une allocation de 200 dinars (100 euros) pour chacun des 500 000 chômeurs de Tunisie. 

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