Politique

Constituante tunisienne : 89 sièges pour Ennahdha, selon les résultats définitifs

La commission électorale a annoncé les résultats définitifs des élections le 14 novembre. © Salah Habibi/AFP/Archives

Rendus public lundi 14 novembre, les résultats définitifs de l'élection de l'Assemblée constituante tunisienne donnent 89 sièges à Ennahdha. La surprise vient du taux de participation, qui est beaucoup plus faible que prévu initialement.

C’est un siège de moins qu’espéré : selon les résultats définitifs de l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne, le parti islamiste Ennahdha de Rached Ghannouchi ne remporte « que » 89 sièges sur 217 et non 90 comme initialement annoncé par des estimations officielles. Le mouvement « Pétition populaire » du très démagogue Hachemi Hamdi, soupçonné de connivence avec la mouvance pro-Ben Ali, gagne quant à lui 26 sièges, et se retrouve troisième force politique du pays, après le Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki qui totalise 29 élus.

Ettakatol (gauche) de Mustapha Ben Jaafar n’obtient quant à lui que 20 élus, le Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche de Ahmed Néjib Chebbi) 16 élus, et le Pôle démocratique moderniste (PDM, coalition menée par Ettajdid, émanation de l’ancien parti communiste) 5 élus.

Taux de participation à 54,1 %

Viennent ensuite l’Initiative, dirigée par Kamel Morjane, avec 5 élus, Afek Tounes (libéraux) avec 4 élus, le PCOT (communistes) avec 3 élus, Achab (nationalistes arabes) 2 élus et MDS (gauche) 2 élus. Les 16 sièges restants sont remportés chacun par des partis et listes indépendants.

Pour ces premières élections libres en Tunisie, le taux de participation final s’établit à 54,1%, soit beaucoup moins que les 80% initialement prévus, indique encore la commission électorale (Isie), ce qui représent 4 millions d’électeurs sur un corps électoral estimé à 7,569 millions de personnes. L’Assemblée constituante tunisienne doit se réunir pour la première fois le 22 novembre, dans les locaux de l’ancien Parlement à Tunis, avec deux tâches principales. D’abord donner naissance à un nouvelle exécutif, puis travailler à l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Ennahda a déjà annoncé la candidature de son numéro deux, Hamadi Jebali, au poste de Premier ministre. Mais des tractations serrées se poursuivent entre les trois partis arrivés en tête pour le choix du président de la République et celui de l’Assemblée constituante, poste pour lequel Souad Abderrahim, l’égérie non voilée des islamistes, est candidate.

(Avec AFP)

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