Justice

Côte d’Ivoire – Ouattara : les auteurs d’exactions seront poursuivis « quel que soit leur bord »

| Par Jeune Afrique
Ouattara devra donner des gages concrets d'une justice impartiale pour réconcilier les Ivoiriens.

Ouattara devra donner des gages concrets d'une justice impartiale pour réconcilier les Ivoiriens. © AFP

Juste avant son départ du Togo, le président ivoirien Alassane Ouattara a une nouvelle fois assuré que la justice ivoirienne « sera la même pour tous », aussi bien pour les auteurs de crimes appartenant à la mouvance pro-Gbagbo qu’à la sienne.

Alors que la menace d’un transfèrement à La Haye se rapproche pour Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara promet qu’il ne se livrera pas à une justice de vainqueur. « Tous ceux qui ont commis des crimes seront poursuivis quel que soit leur bord », a-t-il répété à Lomé, à l’issue d’une visite de travail de 48 heures avec son homologue Faure Gnassingbé. « C’est pour cela que nous avons mis en place une commission nationale d’enquête. Il est nécessaire de faire la lumière sur la réalité des faits. Nous allons procéder bien sûr à la mise en œuvre des recommandations qui seront faites par cette commission », a-t-il poursuivi.

Le président ivoirien sait qu’il est attendu sur ce dossier ultra-sensible pour le retour de la stabilité et la réconciliation nationale. « Il n’y aura pas de discrimination, il n’y aura pas de protection. La justice sera la même pour tous », a-t-il répété, garantissant qu’il n’y aurait « pas d’interférence entre les deux procédures » : celle de la justice d’un côté et celle de la commission nationale d’enquête, de l’autre.

Question délicate

La question du jugement des responsables présumés d’exactions est une question délicate pour Ouattara, qui a confié de hautes fonctions dans son administration à plusieurs anciens chefs rebelles des Forces nouvelles suspectés de crimes. Et ce n’est qu’en apportant des garanties concrètes d’une justice impartiale que le chef de l’Etat réussira à sécuriser la Côte d’Ivoire et à faire revenir au pays les milliers de réfugiés ivoiriens, notamment du Ghana ou du Togo.

Selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), rien que dans ce dernier pays, ils seraient plus de 5 000. Un accord a été signé mardi entre Lomé, Abidjan et le HCR en vue de leur « rapatriement volontaire ». En revanche, rien n’a filtré au sujet des discussions autour des opposants radicaux au nouveau pouvoir d’Abidjan, qui pourraient être tentés de mener des actions de déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

(Avec AFP)

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