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Le Club de Paris réduit la dette ivoirienne

| Par Jeune Afrique
Alassane Ouattara et le ministre français de l’Intérieur Claude Guéant le 6 novembre.

Alassane Ouattara et le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant le 6 novembre. © AFP

Le groupe de créanciers publics du Club de Paris s’est entendu avec la Côte d’Ivoire sur une réduction et un rééchelonnement de la dette extérieure du pays. Un chèque de 397 millions de dollars qui doit être affecté au développement du pays.

Le montant exact de la dette due par la Côte d’Ivoire aux créanciers du Club de Paris représente une somme rondelette : 1,822 milliard de dollars. L’accord de réduction de dette conclu avec le Club de Paris en début de semaine devrait permettre d’amoindrir le service de celle-ci (les intérêts) entre le 1er juillet 2011 et le 30 juin 2014 de près de 78%, soit une annulation de 397 millions.

La Côte d’Ivoire disposant de capacités de paiement fortement réduites, les créanciers ont consenti à différer et rééchelonner sur une période de dix ans le remboursement des échéances portant sur la dette court terme et post date butoir, et sur huit ans les arriérés sur ces créances. Tous les intérêts sur les montants concernés seront également différés.

Un allégement soumis à conditions

En contrepartie, la Côte d’Ivoire s’est engagée auprès du Club de Paris à affecter les ressources dégagées par l’accord à la réduction de la pauvreté du pays. Le gouvernement d’Alassane Ouattara a également déclaré qu’il allait faire la demande d’allègement de sa dette contractée auprès de ses créanciers privés et bilatéraux, l’accord avec le Club de Paris ne suffisant pas à éponger l’intégralité de la somme.

Déjà début novembre, le Fonds monétaire international (FMI) avait concédé à la Côte d’Ivoire un prêt de 616 millions de dollars ainsi qu’un allégement de dette de 8 millions. L’institution avait même prétendu à un allégement plus important à condition que le pays entreprenne au plus vite des réformes structurelles et sociales conséquentes.

L’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir après plusieurs mois de crise postélectorale entre décembre 2010 et avril 2011 marque un tournant dans les relations Paris-Abidjan, désormais au beau fixe sur fond de coopération économique.

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