Politique

Sénégal : plusieurs civils tués dans une attaque armée en Casamance

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Un soldat sénégalais en Casamance.

Un soldat sénégalais en Casamance. © AFP

Selon un élu local, une attaque menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), un groupe indépendantiste actif depuis une trentaine d’années, aurait fait 10 victimes en Casamance (dans le sud du Sénégal) lundi 21 novembre 2011. Une source militaire a fait état de six corps retrouvés dans une forêt située tout près de la principale ville de cette région.

Plusieurs civils ont trouvé la mort en Casamance lundi 21 novembre 2011. L’attaque armée, perpétrée  dans une forêt, près du village de Diagnon, à une trentaine de km de Ziguinchor, principale ville de la région sénégalaise, aurait été menée par des « rebelles du MFDC » (le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, un groupe indépendantiste fondé en 1982), selon les dires d’un élu local, sous couvert d’anonymat. « Ils sont toujours là, c’est eux qui ont commis cet acte ignoble », a-t-il fustigé. « Il y a eu dix morts », a-t-il indiqué.

Une source militaire a indiqué pour sa part que des militaires avaient trouvé sur les lieux de l’attaque « six corps criblés de balles », précisant que d’autres civils auraient disparu. « Selon les villageois, plus de vingt personnes » sont allées travailler dans la forêt « et plusieurs manquent à l’appel », a expliqué la source militaire, qui témoigne également sous couvert d’anonymat.

Milliers de victimes

Depuis une trentaine d’année, la Casamance est le théâtre d’un conflit larvé. Fin 2010 et début 2011, un regain de violence avait provoqué la mort d’une vingtaine de militaires, selon le rapport de l’armée sénégalaise. De nombreux rebelles présumés auraient aussi été exécutés, mais aucun bilan indépendant du nombre de personnes décédées n’est disponible.

Quant aux accords de paix signés entre Dakar et le MFDC, ils n’ont jamais permis de trouver une issue à ce conflit. Le mouvement indépendantiste casamançais est aujourd’hui divisé, notamment depuis le décès en 2007 de son leader l’abbé Diamacoune Senghor, ce qui a comme conséquence de rendre plus difficiles encore les négociations.

Depuis 1982, le nombre de victimes civiles et militaires se chiffrerait en milliers de personnes. Les mines antipersonnelles sont notamment une des causes de décès, elles auraient provoqué la mort de 776 personnes selon un bilan officiel.

Suite à la multiplication de braquages et attaques attribués au MFDC, le Sénégal et la Guinée-Bissau avaient décidé en septembre 2011 de mettre en place des patrouilles militaires conjointes le long de leur frontière commune pour renforcer la sécurité.

(Avec AFP)

 

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