Politique

Bénin : après Benoît XVI, Boni Yayi reçoit ses opposants

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Le pape Benoît XVI accueilli par Boni Yayi à l'aéroport de Cotonou le 18 novembre 2011.

Le pape Benoît XVI accueilli par Boni Yayi à l'aéroport de Cotonou le 18 novembre 2011. © AFP

Conséquence directe de la visite de Benît XVI au Bénin ? Le mardi 22 novembre le président Boni Yayi a reçu en audience la principale coalition de l’opposition. Un rendez-vous attendu depuis des mois.

C’est certainement la première retombée significative de la visite du pape Bénoît VI au Bénin. Hier mardi, le président Boni Yayi, a reçu en audience la direction de l’Union fait la Nation (UN, principale coalition de l’opposition) amenée par son président Bruno Amoussou et son coordonnateur Antoine Kolawolé Idji. Une rencontre qui intervient deux jours après la messe dominicale du Pape, qui était en visite dans ce pays du vendredi 18 au dimanche 20 novembre dernier.

Le pape avait demandé à la classe politique béninoise à donner un sens à la fraternité. « Le mot Fraternité est d’ailleurs le premier des trois mots de votre devise nationale, indiquait le souverain pontife. Vivre ensemble en frères, malgré de légitimes différences, n’est pas une utopie ».

Rétablir le dialogue

Le chef de l’Eglise catholique a donc invité les dirigeants béninois à montrer l’exemple du dialogue pour le développement de leur pays. « Pourquoi, avait-il suggéré, un pays africain n’indiquerait-il pas au reste du monde la route à prendre pour vivre une fraternité authentique dans la justice en se fondant sur la grandeur de la famille et du travail ? ».

La rencontre entre le pouvoir et l’opposition au Bénin souhaitée depuis le début du second et dernier quinquennat de Boni Yayi (mars 2011), par les Béninois et les partenaires au développement, obéit donc à la volonté des deux camps, d’aller dans le sens de la décrispation politique.

Au menu des discussions qui ont duré une demi heure, la mise en place d’un cadre de dialogue politique, proposée par Yayi. Ce soir, la direction de UN doit faire le compte rendu de cette rencontre aux responsables de la coalition et recueillir leurs avis.

En dépit de sa volonté réaffirmée de ne pas modifier la constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat, Yayi Boni a du mal à obtenir la confiance de ses opposants. Devant Benoît VI et plus de 30 000 personnes, il a réaffirmé que ce quinquennat serait son « second et dernier mandat présidentiel ».

"Propos irrévocables"

Basile Léon Ahossi, député de l’UN, salue des « propos irrévocables en principe, puisque prononcés devant le pape, qui est la plus haute autorité morale de l’Eglise catholique, mais cela ne nous empêche pas de les prendre avec beaucoup de réserves ».

Selon ses proches, Yayi est déterminé à respecter sa parole et surtout à engager les réformes institutionnelle et constitutionnelle, de son dernier mandat, que l’opposition réponde favorablement au cadre de dialogue politique ou non.

 

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