Politique

Pour la CPI, le transfèrement de Gbagbo à La Haye en appelle d’autres

Par
Mis à jour le 30 novembre 2011 à 11:07

Après l’inculpation et l’emprisonnement de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo à La Haye mercredi 30 novembre, le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo annonce que d’autres responsables ivoiriens devront rendre des comptes devant la justice internationale. Quel que soit leur camp.

Le transfert et l’incarcération express de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye ce mercredi 30 novembre, suite au mandat d’arrêt lancé contre lui la veille, n’est sans doute que le premier d’une liste plus longue.

"Gbagbo ne sera pas le dernier"

C’est du moins ce qu’a annoncé le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo, pour qui d’autres responsables ivoiriens se retrouveront bientôt devant la justice internationale, à l’image de l’ancien chef d’État. « Laurent Gbagbo est le premier à devoir rendre compte de ses actes. Il ne sera pas le dernier », a affirmé Luis Moreno-Ocampo. « L’enquête suit son cours. Nous continuerons de recueillir des éléments de preuve en toute impartialité et en toute indépendance, et nous saisirons la Cour d’autres affaires, quelle que soit l’affiliation politique des personnes concernées », a ajouté le procureur argentin.

Laurent Gbagbo est soupçonné par la Cour d’avoir « engagé sa responsabilité pénale individuelle en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et dautres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains », a annoncé la CPI dans un communiqué. Une audience de comparution initiale, destinée notamment à vérifier l’identité du suspect, l’informer de ses droits et des crimes qui lui sont imputés, sera tenue prochainement, précise la CPI.

_________

Retrouvez en ligne le mandat d’arrêt contre "Laurent Koudou Gbagbo" ici.