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Cet article est issu du dossier «Présidentielle et législatives 2011 en RDC»

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Politique

RDC : report de 48 heures de l’annonce des résultats de la présidentielle

Les forces de l'ordre sont déployées en RDC, comme ici à Lubumbash, le 5 décembre. © AFP

Alors que le mandat de cinq ans du président sortant Joseph Kabila a expiré mardi à minuit, la Ceni a annoncé que la publication des résultats complets provisoires de la présidentielle du 28 novembre était repoussé de 48 heures maximum. En attendant, les Congolais vivent dans la crainte de nouvelles explosions de violences.

Comme les Congolais s’y attendaient, c’est tard dans la soirée que leur a été signifié le report de l’annonce des résultats complets provisoires de la présidentielle. Ceux-ci devraient être connus au plus tard jeudi soir, selon la Commission électorale (Ceni) qui a diffusé un message à la télévision d’Etat (RTNC).

« Nous n’avons pas tous les PV des 169 CLCR » (centres locaux de compilation des résultats), explique Matthieu Mpitta, le rapporteur de la Ceni. Ce qui n’a pas empêché la commission de donner de nouveaux résultats partiels dans lesquels l’écart entre le président sortant Joseph Kabila et son principal challenger Étienne Tshisekedi se creuse : le premier obtiendrait quelque 49 % des voix et le second 33 %, soit une différence de 2,6 millions de voix sur 17 millions comptabilisées et 89% des bureaux de vote dépouillés.

Rejet des résultats

L’opposition congolaise rejette largement l’annonce au compte-goutte de ces résultats partiels. « L’UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, NDLR] met en garde M. Ngoy Mulunda [le président de la Ceni, NDLR] et Kabila pour qu’ils respectent la volonté du peuple », avait menacé samedi Tshisekedi. Non sans ajouter qu’« en cas de besoin » il lancerait un « mot d’ordre », sans donner davantage de détails.

La RDC vit dans la crainte de nouvelles violences après celles qui se sont produites pendant la campagne et le jour du vote. Environ 20 000 militaires sont mobilisés à Kinshasa, dont quelque 4 000 gardes présidentiels massés autour du palais de la Nation, prêts à résister à un éventuel assaut des militants de Tshisekedi.

Violences à l’étranger

Dans le quartier de Limete, où se situe le QG de l’UDPS, la police s’est tenue à distance tout en venant faire sporadiquement la chasse aux militants pour éviter tout rassemblement. Dans ce climat tendu, le procureur de la CPI a tenu à réitérer des propos tenus le 11 novembre, et relayés entre temps par Fatou Bensouda, son adjointe qui doit lui succéder en juin 2012 : « Nous suivons de près la situation et nous ne tolérerons aucun recours à la violence », a déclaré Luis Moreno-Ocampo.

Mais si la capitale est restée calme, comme le reste du pays, d’un calme inhabituel – la ville était vide comme un dimanche – des heurts se son produits dans plusieurs capitales étrangères où des rassemblements de Congolais ont eu lieu. Ce fut le cas à Paris, Londres, Bruxelles, mais aussi à Toronto.

(avec AFP)

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