Sécurité

Libye : à Tripoli, le gouvernement lance un ultimatum aux milices

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Le Premier ministre libeyne Abdel Rahim el-Kib, le 31 octobre 2011 à Tripoli.

Le Premier ministre libeyne Abdel Rahim el-Kib, le 31 octobre 2011 à Tripoli. © AFP

Accusées de semer la terreur à Tripoli, les milices d’ex-combattants rebelles exaspèrent la population. Le Premier ministre libyen Abderrahim el-Kib les exhorte à quitter la capitale libyenne dans un délai de deux semaines.

Deux semaines. C’est le délai donné aux milices libyennes pour quitter Tripoli, a annoncé mardi le bureau du Premier ministre libyen, Abderrahim el-Kib, face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la capitale libyenne.

Si le 20 décembre, « les milices ne quittent pas la ville, la population de Tripoli et le gouvernement fermeront la ville à la circulation », a-t-il indiqué. Exhortant les milices venues d’autres villes pour participer à la bataille de la « libération de Tripoli » à retourner chez elles, le chef du Conseil local de Tripoli, Abdelrazzak Abou Hajar, a précisé que cette action faisait partie d’un « plan, coordonné par le gouvernement et la population de Tripoli ».

Une manifestation sera organisée mercredi place des Martyrs « en appui aux initiatives des ministères de l’Intérieur et de la Défense », a déclaré le Premier ministre, ajoutant qu’il était « prévu que d’autres manifestations se tiennent, avec plus de plus en plus d’ampleur, jusqu’au 20 décembre », a ajouté le Premier ministre.

Le gouvernement libyen souhaite ainsi répondre à l’exaspération des habitants de Tripoli après la multiplication d’incidents et affrontements impliquant plusieurs brigades d’ex-combattants rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi.

Recrudescence de la violence

Mardi, en signe de protestation, des habitants de la capitale ont fermé des avenues et artères principales à la circulation. De gros embouteillages se sont formés dans la capitale dont plusieurs quartiers ont été paralysés.

DE fait, la situation sécuritaire à Tripoli s’est particulièrement détériorée ces dernières semaines. Selon des témoins, des dizaines des civils et d’hommes armés ont forcé mardi l’entrée du tribunal de Tripoli et se sont rués vers le bureau du procureur général, Abdelaziz Al-Hsadi, réclamant la libération d’un ex-combattant rebelle qui serait impliqué dans une affaire de meurtre.

Dimanche, un ancien combattant rebelle de Tripoli avait été tué dans un échange de tirs avec des membres d’une brigade de Rojban (Ouest) qui voulaient libérer un des leurs, détenu dans un bâtiment des services de sécurité à Tripoli, selon des témoins.

La semaine dernière, encore, un commandant rebelle avait été tué par une milice dans la banlieue ouest de Janzour, selon des habitants de ce quartier. Quelque 50 000 combattants ex-rebelles doivent être intégrés à court terme dans les forces armées et celles du ministère de l’Intérieur, et  200 000 combattants réhabilités à long terme, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelali.

(Avec AFP)
 

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