Politique

Présidentielle en RDC : vers l’annonce d’une victoire de Kabila

Des Congolais devant la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, le 6 décembre. © Facundo Arrizabalaga/AFP

Après l'annonce d'un report de 48 heures maximum, les résultats complets provisoires de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) doivent être connus ce jeudi 8 décembre dans la soirée, au plus tard. Les derniers résultats partiels ont confirmé l’avance du président sortant Joseph Kabila face à son principal challenger Étienne Tshisekedi.

C’est ce jeudi soir au plus tard que doivent être connus les résultats complets provisoires de la présidentielle du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC).
Mardi, le président de la Commission électorale (Ceni), le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, avait annoncé le report de leur publication de 24 heures. « Nous n’avons pas tous les PV des 169 CLCR » (centres locaux de compilation des résultats), a expliqué Matthieu Mpitta, le rapporteur de la Ceni.

Dans ce climat d’attente, l’inquiétude monte à Kinshasa et dans le reste du pays. Dans la capitale, la police quadrille la ville, et disperse systématiquement depuis lundi toutes les manifestations des partisans de l’opposition dans plusieurs quartiers de la ville. Environ 20 000 militaires sont mobilisés à Kinshasa, dont quelque 4 000 gardes présidentiels massés autour du palais de la Nation, prêts à résister à un éventuel assaut des militants de Tshisekedi.

Mardi matin à Pompage, dans l’ouest de la capitale, des heurts ont opposé policiers et jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dont une dizaine ont été arrêtés. La police est aussi très présente aux abords du siège de l’UDPS, à Limete, et disperse tout rassemblement au gaz lacrymogène. Les forces de l’ordre sont intervenues à Kintambo où des manifestants ont voulu incendier l’église où officie habituellement le pasteur Daniel Ngoy Mulunda.

De nombreuses manifestations d’opposants du régime de Joseph Kabila ont eu lieu dans plusieurs capitales étrangères. Ces derniers jours, des heurts ont notamment eu lieu à Paris, Londres, Bruxelles, mais aussi à Toronto.

L’avance de Kabila confirmée ?

Selon les derniers résultats partiels donnés par la Ceni, l’écart entre le président sortant Joseph Kabila et son principal challenger Étienne Tshisekedi se creuse : le premier obtiendrait quelque 49 % des voix et le second 33 %, soit une différence de 2,6 millions de voix sur 17 millions comptabilisées et 89% des bureaux de vote dépouillés.

Très critiquée pour avoir pour l’instant annoncé les résultats par province pour chaque candidat, la Ceni a accepté de livrer les résultats complets provisoires en même temps, sur son site internet, bureau par bureau, permettant ainsi de comparer les procès-verbaux et éventuellement de les contester devant la Cour suprême.

Jacquemin Shabani, le secrétaire général de l’UDPS, en avait publiquement fait la demande, assurant que « le peuple congolais s’est clairement exprimé pour l’alternance telle que confirmée par les résultats affichés dans tous les bureaux de vote ». « Aucun coup de force, aucune tentative de hold up électoral ne pourra tenir », a-t-il affirmé.

La France avait estimé mardi qu’une publication « par bureau de vote » serait « de nature à renforcer la transparence du processus électoral et à apaiser les esprits », a jugé à Paris Romain Nadal, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay.

(Avec AFP)

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